Top 14 : Des joueurs « bourrés d’ego », « humainement particulier » avec Fabien Galthié… Jonathan Wisniewski revient sur son passage à Toulon

Racing 92 (à l’époque appelé Racing Métro 92), Grenoble, Toulon et aujourd’hui le LOU (pour ne citer qu’eux)…. Durant sa carrière, Jonathan Wisniewski a porté les couleurs de nombreuses formations. Ce samedi dans les colonnes de L’Équipe, il revient sur les différents entraîneurs qu’il a été amené à côtoyer. Et notamment Fabien Galthié la saison dernière au RCT.

Jonathan Wisniewski : « J’avais un autre homme en face de moi »

« Les contenus de ses entraînements sont très intéressants. Il a beaucoup d’idées et c’était inspirant pour moi, qui deviendrais peut-être coach un jour, explique-t-il, avant de toutefois préciser. Humainement, c’est particulier. Quand je me suis cassé le bras, il venait me parler de ses voyages, de ses études ; on prenait parfois le petit déjeuner ensemble. Quand je suis revenu dans le circuit, en concurrence avec les autres ouvreurs (Belleau, Trinh-Duc), et qu’il a fallu qu’il me manage, qu’il reprenne le rôle de coach, il ne me disait pas les choses. Pour un joueur, c’est compliqué… J’avais un autre homme en face de moi. »

Plus globalement, et alors qu’il arrivait à l’époque en provenance de Grenoble, il a découvert à Toulon « des joueurs bourrés d’ego ».  « Dès que tu en fais jouer un, l’autre ne comprend pas ; il faut prendre des pincettes en permanence. À titre personnel, j’ai compris que c’est quand il y a une aventure à vivre et qu’on m’implique que je m’épanouis totalement. »

Un nouveau souffle avec Pierre Mignoni

Après n’avoir que très peu joué durant sa seule saison sur la Rade – 7 rencontres de Top 14 seulement, la faute aussi à une blessure – Wisniewski revit cette année du côté de Lyon sous les ordres de Pierre Mignoni. « Il est très direct : qu’il soit content ou pas content, tu le sais (…) Lors de notre rencontre, son discours était simple : « Je sais que tu as trente-trois ans, que tu aimes être impliqué, que tu bosses sérieusement. Je voudrais que tu sois un de mes relais, même si je ne garantis pas que tu seras titulaire. » Depuis le début de saison, ça se passe comme ça. L’an dernier, pour signer à Toulon, j’avais dû dire non à Pierre qui me voulait aussi. Quand tu dis non à un coach, en général, il ne te rappelle pas. Pierre n’est pas comme ça, il ne place pas son ego avant le reste. »

Ce samedi soir, il est d’ailleurs titulaire à l’ouverture pour la rencontre face à l’un de ses anciens clubs, le Racing 92 (coup d’envoi à 20h45). ll formera la charnière avec Jean-Marc Doussain.

 

 

Crédit photo : Icon Sport

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