XV de France : Vincent Clerc, Christian Lanta et Pierre Villepreux opposés à la venue d’un sélectionneur étranger !

La semaine prochaine, de mardi à jeudi, les différents clubs amateurs vont être amenés à voter si, oui ou non, ils sont favorables à l’arrivée d’un sélectionneur étranger à la tête du XV de France à l’issue du prochain Mondial au Japon (verdict à la mi-avril). Le fameux référendum voulu par Bernard Laporte. De son côté, L’Equipe a pris les devants et a sondé 100 personnalités du rugby hexagonal. Et ils sont 54% à voter NON à la question : « un sélectionneur étranger, ça vous botte ? » (contre 37% à dire oui et 9% à s’abstenir).

Le XV de France a des solutions sur son sol

Parmi ceux qui ne sont pas emballés par cette idée, on trouve notamment Vincent Clerc, Christian Lanta, Olivier Magne, Xavier Pemeja, Thomas Lièvremont, Pierre Villepreux ou encore Jérôme Thion. « On a de bons entraîneurs en France, mais il faut leur donner les moyens, leur laisser les mains libres », estime l’ancien ailier de Toulouse et du RCT.

« On n’a jamais puisé dans nos propres ressources pour constituer un staff efficace, on n’a jamais vraiment associé des compétences complémentaires », affirme de son côté l’actuel directeur sportif de l’USAP. En effet, la France ne semble quand même pas manquer d’entraîneurs compétents. Pierre Villepreux. « Je suis contre à cent pour cent. Nous ne sommes pas une nation mineure. Nous avons autant de cerveaux que les autres. »

PSA est pour !

Mais alors, qui est pour ? On peut citer Thomas Lombard, Philippe Sella, Dimitri Yachvili, Yann Delaigue ou encore Robins Tchale-Watchou (Frédéric Michalak, par exemple, ne se prononce pas). « Qu’il soit étranger n’est pas un souci. Mais il faudra qu’il puisse influer sur le jeu et les entraînements des clubs de Top 14″, pointe Yachvili. Là est le problème…

Cet avis est en tout cas partagé par l’ancien sélectionneur Philippe Saint-André, plutôt bien placé pour évoquer le sujet. « C’est terrible à dire mais seul un étranger changera les mentalités et parviendra à trouver un accord valable entre les clubs et le quinze de France. »

Enfin, c’est peut-être l’ancien international Laurent Cabannes qui résume le mieux ce qui devrait être la priorité : la compétence. « Le critère, ce n’est pas la nationalité mais la compétence. Chinois ou Bourguignon, je m’en fiche. »

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