[Analyse] PSG – OL, résultats similaires pour états d’alerte différents…

Tous deux sous le feux des critiques en Ligue 1, le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais débutent leur campagne européenne cette semaine. Malgré des résultats à peu près similaires, les Gones semblent davantage en état d’alerte que le PSG. Explications.

 

Résultats plus inquiétants et jeu moins alléchant

 

Un point… c’est ce qui sépare le Paris Saint-Germain de l’Olympique Lyonnais en Ligue 1 après quatre journées de championnat. Cet léger écart ressemble pourtant à un gouffre lorsqu’on se penche sur le jeu des deux équipes.

Malgré ses deux victoires pour débuter la saison, l’Olympique Lyonnais n’a en réalité maitrisé les débats que sur une partie de match à chaque fois. Il en aura été de même lors des deux sorties suivantes… pour un résultat totalement opposé. Deux défaites ont en effet suivi avec ces parties à moitié maitrisées. Les failles ont d’ailleurs à chaque fois été similaires sur ces quatre rencontres : un manque de solidarité évident à la perte du ballon. Un aspect qui vient directement impacter sur le mental lorsque le rouage a du mal à s’enclencher.

De l’autre côté, le PSG n’est guère plus rassurant dans le jeu. Cette médiocrité n’est cependant pas d’un même niveau. Au contraire des Lyonnais, les Parisiens montrent en effet une véritable combativité, une réelle envie de jouer les uns pour les autres. Seuls les automatismes offensifs manquent cruellement à l’heure actuelle pour les joueurs de la capitale.

 

Continuité contre rupture

 

Les motifs de ces débuts peu emballants de part et d’autre ne sont pourtant pas similaires. C’est d’ailleurs là que le bas blesse pour les hommes de Bruno Genesio. Dans la continuité de leur seconde partie d’exercice 2015 /2016, ces derniers auraient dû tout emporter sur leur passage sur ce début de saison. A l’image du FC Metz par exemple. Après avoir galéré pour revenir dans l’élite, les Grenats débutent de manière tonitruante cette saison. Même s’il ne s’agit probablement que d’un effet de mode, l’OL devait normalement être dans une dynamique similaire.

Avec ces difficultés, la jurisprudence Hubert Fournier pourrait bientôt ressurgir. Lorsqu’un groupe qui a réussi à revenir de nulle part six mois plus tôt ne met plus un pas devant l’autre en septembre, l’idée d’une fracture interne se fait de plus en plus menaçante. D’où le sentiment d’état d’urgence pour Bruno Genesio et son staff.

En face, le rythme peu emballant du Paris Saint-Germain s’explique par sa nouvelle philosophie de jeu. Bien que les joueurs restent les mêmes, le temps d’assimilation se veut fort logiquement plus ou moins conséquent. Le Barça avait par exemple connu de telles difficultés lors de la prise en main par Luis Enrique en 2014… Pour le résultat que l’on connait au terme de cette même saison, durant laquelle le coach était même annoncé sur la sellette seulement quatre mois avant de conduire cette équipe à un nouveau triplé dans l’histoire du club.

Contrairement à Bruno Genesio, Unai Emery semble donc avoir le temps comme allié en ce début de saison. Il conserve en tout cas le bénéfice du doute pour le moment, lorsque son homologue de l’OL voit le doute s’installer.

 

Des ressources peu comparables

 

En temps de possible crise, il semble toujours bon de pouvoir s’appuyer sur des leaders sur et en-dehors du terrain. Au PSG comme à l’OL, ces cadres ont souvent manqué depuis le début de saison. Thiago Silva fera ainsi son début en compétition officielle cette saison. Maxwell en fera pratiquement de même, tout comme Grzegorz Krychowiak – déjà à son avantage dans le jeu en seulement 45 minutes passées sur le terrain cette saison – ou encore Marquinhos, qui n’a qu’un seul match dans les jambes pour le moment avec le PSG. Les Serge Aurier, Javier Pastore, Edinson Cavani, Marco Verratti et autre Jesé Rodriguez – tous absent à un moment donné ces dernières semaines – seront eux aussi de la partie ce mardi conter Arsenal FC.

Si les joueurs majeurs font leur retour à Paris, ils s’absentent les uns après les autres du côté de Lyon. Après Christophe Jallet, Mathieu Valbuena ou encore Nabil Fekir, tous absents sur blessure ces dernières semaines, les Gones viennent d’enregistrer les pertes d’Alexandre Lacazette et – en Ligue 1 – de Maxime Gonalons (exclu contre Bordeaux samedi dernier). Lorsque les remplaçants se nomment Hatem Ben Arfa, Presnel Kimpembe ou encore Adrien Rabiot d’un côté, de l’autre, c’est avec Aldo Kalulu ou encore Maxwell Cornet qu’on doit oublier Alexandre Lacazette…

Malgré cet effectif XXS, Bruno Genesio sait qu’il n’aura pas le droit à l’erreur sur cette campagne européenne. Après le flop de l’année passée, ne pas être reversé en Europa League – a minima – serait un second traumatisme en autant d’année pour le président Aulas et la direction. Blessés, suspendus… peu importe, l’ex-adjoint de Hubert Fournier n’aura pas davantage de crédit que son prédécesseur. Après tout, lui aussi avait dû faire face à une montagne de catastrophe l’année précédente avec les difficultés d’intégration des nouveaux ou encore la blessure rapide de Nabil Fekir.

Impressions dans le jeu, projet managérial ou encore profondeur d’effectif… malgré les difficultés que traversent le PSG et l’OL en ce début de saison, ces deux clubs sont loin d’être logés à la même enseigne. Si Unai Emery peut aisément survivre à de longues semaines de doutes, Bruno Genesio a d’ores et déjà le couteau sous la gorge avant la réception du Dinamo Zagreb… Une défaite mercredi soir aurait presque des allures de lettre de remerciement.

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