Bilan : EURO 2016, l’équipe du deuxième tour

Après le ’11 type’ du premier tour, voici le onze type de la deuxième phase de cet EURO 2016. Une formation organisée en 4-4-2, ou 4-3-3, au sein de laquelle on retrouve cinq portugais, trois français, deux gallois et un allemand.

Le ’11 type’ du deuxième tour en 4-4-2 : Rui Patricio – Bacary Sagna, Ashley Williams, Pepe, Raphaël Guerreiro – Moussa Sissoko, Toni Kroos, Aaron Ramsey, Renato Sanches – Cristiano Ronaldo, Antoine Griezmann.

 

 

Solidité, rigueur et allant offensif en défense

 

Rui Patricio

Il faut être honnête, jusqu’à sa performance stratosphérique de dimanche soir, Rui Patricio était en balance avec Hugo Lloris… mais arrivait loin derrière Gianluigi Buffon . Un match aura donc suffi à mettre tout le monde d’accord. D’autant plus qu’il s’agissait du match le plus important de cet EURO 2016 et que sa défense s’est montrée un brin plus perméable qu’à l’accoutumée.

 

Bacary Sagna

Souvent critiqué pour son manque d’allant offensif, Bacary Sagna a réalisé un EURO 2016 solide… et une deuxième partie de compétition à un excellent niveau. Si le repositionnement de Moussa Sissoko devant lui n’y est pas étranger, l’ex-Auxerrois a également été impérial dans les ‘un contre un’ qu’il aura eu à négocié tout au long de ces quatre rencontres du second tour.

 

Ashley Williams

On aurait pu retrouver Laurent Koscielny ou Leonardo Bonucci à ce poste… mais Ashley Williams a été le grand bonhomme de la sélectif galloise dans le secteur défensif. Des performances solides auxquelles est venu s’ajouter un but salvateur face à la Belgique.

 

Pepe

Qu’il semble loin le temps le Merengue était décrié par la presse pour ses simulations face à l’Atletico Madrid… En l’espace de cinq semaines, Pepe est passé du feu des critiques à celui de la gloire au terme d’un EURO 2016 impérial de bout-en-bout. Contraint de se restreindre aux tâches défensives avec la présence de Ricardo Carvalho, Pepe a atteint la plénitude à partir des 1/8 de finale suite au renfort de José Fonte, où son rôle est passé de simple défenseur à celui à celui de premier relanceur.

 

Raphaël Guerreiro

Absent face à la Hongrie et la Croatie sur blessure, Raphaël Guerreiro – pourtant peu expérimenté à ce niveau de la compétition – a élevé son talent afin de se montrer infranchissable sur son couloir gauche. Mieux encore, dans le système portugais qui se basait essentiellement sur l’apport des latéraux, il a été le principal pourvoyeur des attaquants lusitaniens. Les deux buts devant le pays de Galles viennent notamment de deux centres… expédiés du côté gauche.

 

 

Punch, équilibre et fluidité au milieu

 

Moussa Sissoko

Les observateurs attendaient l’avènement de Paul Pogba – qui n’a toujours rien montré mis à part un énorme match devant le Bayern Munich l’hiver dernier – ou le réveil de Blaise Matuidi, dans le coma depuis quasiment un an et demi, ils auront finalement eu droit à la confirmation de Moussa Sissoko… dont la présence dans la liste des 23 semblait pourtant incompréhensible aux yeux de certains au mois de mai dernier. En l’espace de quatre matchs disputés, tous aussi aboutis les uns que les autres, c’est pourtant bien lui qui a apporté l’équilibre tant recherché par Didier Deschamps dans l’entre-jeu. Comme quoi, l’intelligence tactique est parfois largement supérieure au talent individuel dans la construction d’une vraie équipe.

 

Toni Kroos

Il aura tout simplement surclassé la concurrence de la première à la dernière minute passée sur le terrain de cet EURO 2016. Avant que l’Allemagne ne perde pied devant la France en 1/2 finale, sur un cruel coup du sort, Toni Kroos a été de très loin le maestro du rouleau compresseur allemand. En deuxième mi-temps devant les Bleus, il sera un des seuls de son équipe à maintenir le cap.

 

Aaron Ramsey

Certains mettent l’élimination du pays de Galles devant le Portugal sur son absence… A défaut de savoir si sa présence aurait véritablement pu changer la donne, il est néanmoins indéniable qu’elle n’aurait pas fait de mal dans l’entre-jeu, où Aaron Ramsey aura été l’élément indispensable pour faire le liant entre la défense et l’attaque dans cette surprenante équipe galloise.

 

Renato Sanches

Guy Roux ne s’est certainement pas trompé sur son compte… il est impossible que Renato Sanches soit seulement âgé de dix-huit ans. Le jugement n’est toutefois nullement en lien avec le physique du joueur mais sur l’incroyable maturité tactique dont il fait preuve sur un terrain pour son jeune âge. Alors que Paul Pogba tarde encore à mettre à profit son talent au service du collectif, Renato Sanches a déjà cette capacité mentale pour fluidifier le jeu grâce à ses qualités. Derrière Cristiano Ronaldo, ce milieu de terrain défensif – repositionné dans un couloir en attaque ou au milieu selon les besoins – aura été la principale arme offensive du Portugal dans cet EURO 2016.

 

 

Vitesse et intelligence de jeu devant

 

Cristiano Ronaldo

Parce qu’il n’y a pas quel es statistiques individuelles qui comptent dans un match de football, le leadership de Cristiano Ronaldo fait de lui un des grands bonhomme de cette deuxième partie de compétition. Se sentant plus utile pour le collectif en se fondant dans la masse plutôt qu’en demandant à ses coéquipiers de jouer pour lui, il fa parfaitement assumé son nouveau rôle dans l’ombre du succès. Ce qui ne l’a tout de même pas empêché de tirer son épingle du jeu individuellement lors que cela pouvait servir son équipe.

 

Antoine Griezmann

On l’avait annoncé avant le début de cet EURO 2016 : il ne fallait pas attendre monts et merveille d’Antoine Griezmann lors du premier tour de la compétition… on en attendait toutefois pas autant durant le deuxième tour. Arrivé en retard au stade de préparation, en raison de sa fin de saison tardive avec l’Atletico Madrid, Antoine Griezmann a su trouver son second souffle au bon moment pour insuffler un nouvel air frais à l’équipe de France sur cette fin de compétition. Meilleur buteur du tournoi (6 buts), il restera également le joueur le plus influent de son équipe sur cet EURO. Ses cinq buts lors du second tour, lors de rencontres à élimination directe, sont d’ailleurs là pour le rappeler.

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