[Billet] Divorce à 22 M€ pour le PSG, tout sauf indécent !

La nouvelle a fait grand bruit ces derniers jours : Laurent Blanc aura droit à un joli pactole de 22 millions d’euros pour son départ forcé du Paris Saint-Germain. Si beaucoup de personnes s’offusquent, cette décision prise par le PSG est pourtant d’une banalité sans nom dans le monde du ballon rond.

 

 

 

Pas de place pour la misère et les prétendus bienpensants

 

 

« Il y a des choses qui ne s’achètent pas, pour tout le reste il y a »… le monde disproportionné du football, où tout travail a un prix… et le licenciement aussi ! Avant de mettre les pieds dans le plat, il semble intéressant de rappeler que le milieu du football est un milieu sans foi ni loi, où l’argent règne en maitre et l’individu n’est qu’une marchandise à part entière.

Le but n’est cependant pas d’évoquer les dérives financières, avérées ou non, dans le football. Après tout, si Leonardo Di Caprio – qui n’a remporté qu’un seul Oscar – prend un cachet de 20 millions d’euros pour six mois de tournage et pour remplir des milliers de salles à travers le monde, pourquoi le triple Ballon d’Or Cristiano Ronaldo – qui joue chaque semaine devant plus de 80.000 spectateurs dans un stade et en direct devant des millions de téléspectateurs à travers le monde – n’aurait pas le droit au même traitement de faveur ? Il faut en effet reconnaitre que ces deux personnes touchent l’excellence et vendent du rêve dans leur domaine respectif. A partir du moment où chacun est prêt à mettre le tarif nécessaire pour aller voir ce rêve sur un écran de cinéma ou en direct dans un stade de football, il n’y a pas de raison que ces individus, qui sont les principaux acteurs de ce spectacle, n’aient pas le droit à un intéressement, aussi important soit-il.

Cette longue parenthèse refermée, revenons-en au licenciement de Laurent Blanc au Paris Saint-Germain. En quoi une somme de vingt-deux millions d’euros peut-elle paraitre disproportionnée dans un milieu aussi déraisonnable que le football ? Cela n’a rien d’anormal en réalité contrairement à ce que peuvent penser certains maitres de la bienpensance, qui font immédiatement un rapprochement illogique avec les réfugiés du Darfour. Sans être offensant, si vous avez le choix entre mettre 300 euros pour un Clasico FC Barcelone – Real Madrid et donner 300 euros pour une victime de la famine, entre aller voir Lionel Messi pendant quatre-vingt dix minutes et nourrir un individu lambda pendant trois mois, je ne suis pas certain qu’il faille réellement parler de choix cornélien ! Cela peut paraitre méchant, mais on n’a jamais vu 100.000 personnes se réunir pour faire la ola autour d’un miséreux ! La vie est ainsi faite, on paie pour se divertir et non pour voir les gens souffrir.

 

 

Au PSG ou ailleurs… « Je paie, je vire ! »

 

 

Pour les dirigeants du PSG, qui aspirent à faire ‘Rêver plus grand » 45.000 personnes toutes les deux semaines, il aura donc fallu investir vingt-deux millions d’euros pour relancer cette industrie du rêve en évinçant Laurent Blanc. Jean-Michel Aulas aura beau jouer les vierges effarouchées en assurant qu’il est anormal de licencier un entraineur qui gagne tout, Alain Perrin pourra toujours lui rappeler qu’il a été mis à la porte de l’Olympique Lyonnais par ce même donneur de leçon après avoir réalisé un triplé Trophée des Champions – Ligue 1 – Coupe de France au terme de la saison 2007 / 2008 !

Licencier un entraineur qui gagne étant finalement bénin, reste désormais à jouer au petit jeu des comparaisons : est-il plus choquant de voir le PSG donner 22 millions d’euros pour mettre à la porte son coach – qui rafle tout en France mais n’apporte rien depuis trois ans en Ligue des Champions – ou Chelsea FC mettre 35 millions d’euros sur la table pour se débarrasser d’un entraineur qui ne gagne plus ? Est-il plus choquant de voir le PSG donner 22 millions d’euros ou l’OM débourser 2.5 millions d’euros pour un coach qui aurait pu conduire un club en Ligue 2… six petits mois seulement après son arrivée à sa tête ? Est-il plus choquant de voir le PSG donner 22 millions d’euros au mois de juin ou treize clubs de Ligue 1 licencier leur coach en cours de saison… dont l’OL ?

Bref, ces décisions sont propres à chaque club – selon leur contexte – et le coût de ces choix varient en fonction du standing des clubs. Voir qu’un Laurent Blanc quittant le Paris Saint-Germain empoche un plus gros chèque qu’un Jean-Marc Furlan quittant l’ESTAC Troyes ou autant qu’un Carlo Ancelotti quittant le Real Madrid, cela est tout à fait logique. En fin de compte, plus on a d’argent, plus on en dépense… et lorsqu’on a des millions d’euros à dépenser pour se donner les moyens de ses ambitions, pourquoi faudrait-il prendre en compte l’avis d’énergumènes stupéfaits… qui en feraient d’ailleurs à coup sûr de même s’ils avaient autant de largesses financières que les personnes qu’ils incendient sur la place publique.

Peu importe la somme mise sur la table, le PSG a voulu changer de coach au nom de ses ambitions et à partir du moment où l’employeur Paris Saint-Germain paie ce qu’il doit sans rechigner, il n’y a rien d’indécent à voir l’employé Laurent Blanc prendre la porte… que cela lui coûte vingt-deux millions ou un euro symbolique.

 

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