Bleus : Polémiques, Deschamps plus affecté que prévu ?

Alors que la majorité des joueurs passés devant la presse – et Didier Deschamps en personne – ont nié en bloc que le groupe avait été affecté par les polémiques lancées par Eric Cantona, puis entretenues par Karim Benzema, Guy Stephan n’a pas tenu le même discours à travers un entretien accordé à L’Equipe au terme de la victoire sur l’Ecosse samedi soir.

 

 

Les polémiques autour de Didier Deschamps

 

« Je dis stop aux mensonges, aux insinuations, aux ragots. La maison de Didier a été taguée. La prochaine étape, ce sera quoi ? Les propos (de Karim Benzema) n’ont pas lieu d’être. Didier (Deschamps) l’a soutenu contre vents et marées quand il est resté sans marquer pendant treize matches entre 2012 et 2013.

Il ne faut pas nier les problèmes d’intégration. Ils ne sont pas propres à la France. Il ne faut pas nier les problèmes de discrimination (…) seulement, transférer tous ces maux sur l’équipe de France de football et sur son sélectionneur en particulier, c’est intolérable et inadmissible. C’est une interprétation politique d’un choix basé sur le sportif et l’état d’esprit. Dire l’inverse, c’est vouloir instaurer la suspicion. Ces attaques personnelles sont sans fondement.

Nous restons des êtres humains. Ce qui a été dit (face à la presse) est tellement éloigné de la vérité, de ce que l’on vit au quotidien… Il est costaud, très costaud même. Mais comment voulez-vous qu’il ne soit pas touché ? La calomnie blesse toujours mais il est trop fort pour se laisser affecter »

 

 

La cascade de blessures

 

« Dans l’axe, nous avons perdu Varane, Sakho, Zouma, Mathieu mais aussi Laporte, qui aurait pu nous rejoindre, compte tenu de toutes les absences, même s’il n’avait jamais été convoqué. Sur les côtés, Debuchy et Trémoulinas sont absents. Ils se sont tous blessés dans leur club, à part Sakho, qui fait face à un autre problème. Il faut ajouter (Lassana) Diarra. Admettez que ça fait beaucoup. Pourtant, il ne faut pas pleurer. Au contraire, il faut avancer. Ceux qui sont là ont été convoqués parce qu’ils ont des qualités. Nous irons avec eux à la bagarre avec la même détermination. »

 

 

La confiance du groupe

 

« Cette force intérieure existe. On l’a constaté ces derniers jours, quand nous avons dû avancer dans un climat nauséabond. La belle victoire contre l’Écosse ne doit pas nous faire oublier tout ce qui s’est passé ces derniers jours. Mais ce succès, même face au 45e mondial selon le classement FIFA (l’Écosse est en fait 43e), démontre une vraie force. L’entraînement de la veille avait été d’excellente qualité, en termes de concentration et d’intensité. »

 

 

Une victoire finale à l’EURO ?

 

« En 2000, tout roulait. Là, il se passe chaque jour quelque chose. Quand ce n’est pas deux fois par jour. Il faut garder sa sérénité. On forme un groupe uni, on sent le soutien de tout un pays. Il est grand temps de ne penser qu’au jeu. La compétition ayant lieu en France, les objectifs sont forcément élevés.

Certains disent qu’on est là pour gagner. Didier (Deschamps) veut évidemment aller le plus loin possible. Bon ! c’est facile de dire : « On joue la gagne. » Une fois que l’on a dit cela, on fait quoi ? En fait, on se prépare pour aller le plus loin possible, comme il y a deux ans (quarts, contre l’Allemagne, 0-1). Sauf que, par rapport à la Coupe du monde, certains ont pris de l’expérience. Le premier objectif, ce sera de passer le premier tour.

En interne, la motivation pour aller très loin dans la compétition est là et bien là. Nous avons besoin d’un environnement apaisé pour travailler dans la sérénité (…) L’heure est à la cohésion, au rassemblement. Le soutien populaire existe, il va encore s’amplifier, on le voit partout où l’on va. Nous en avons besoin. Il ne faut pas salir ça. »

 

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