Bleus : Qualif, coaching et suspendus… 3 questions qui fâchent

Malgré la qualification acquise pour les 1/4 de finale de cet EURO 2016, les interrogations restent encore nombreuses pour les Bleus. Le double visage offert par l’équipe de France devant l’Irlande a d’ailleurs plus ajouté que levé de doutes. Voici les trois questions qui fâchent à la suite de ce France – Irlande.

 

 

 

Quel visage des Bleus faut-il retenir après ce France – Irlande ?

 

 

Crainte et assurance… les Bleus nous auront tout offert au cours de ce 1/8 de finale face à l’Irlande. Commençons donc par le meilleur. Après sept mi-temps en demi-teinte, dont cinq d’entre elles ont été totalement manquées, l’équipe de France a enfin livré quarante-cinq minutes de haute facture. Des phases de possession dans les trente derniers mètres, une occupation réelle dans le camp adverse, des dédoublements, des redoublées, des décalages sur les flancs, des remises à une touche plein axe, de la variation entre jeu court et jeu long, de la vitesse dans le jeu de transition… les Bleus ont maitrisé les débat lors des quarante-cinq dernières minutes de cette rencontre.

Il faut néanmoins remettre les choses dans leur contexte. Premièrement, les hommes de Didier Deschamps ont évolué à onze contre dix durant la dernière demi-heure. Si ces derniers ont eu le mérite d’avoir su pousser l’adversaire à la faute, ce qui n’est pas une mince affaire, cette donnée remet cependant en cause une grande partie de cette prestation magistrale livrée en deuxième période. A onze contre onze, lors de cette même opposition, la très large majorité des situations françaises étaient en effet le fruit d’initiative individuelle et non d’actions collectivement construites… ce qui offrait exactement le même type de contenu que lors des rencontres précédentes.

Deuxième bémol : les trois jours supplémentaires de récupération par rapport à l’Irlande. Force est de constater que cette donnée aura eu son importance. Certains diront que la Suisse a été éliminée en ayant elle aussi deux jours de plus que la Pologne pour récupérer. A cette réflexion, il sera intéressant de répondre que les Polonais ont miraculeusement atteint la séance de tirs au but tant ils ont été inexistant après une première mi-temps dominée de la tête et des épaules… comme l’Irlande face à la France ce dimanche.

Au final, il est difficile de savoir si le véritable visage des Bleus est celui offert en première période – celui des percées individuelles et d’une extrême fébrilité défensive – ou celui du deuxième acte, avec un jeu léché et un véritable changement tactique gagnant de la part de Didier Deschamps… dans un contexte extrêmement favorable.

 

 

 

Didier Deschamps est-il constamment dans le faux lors du premier acte ?

 

 

Si les coaching effectués en pleins matchs par Didier Deschamps se sont tous avérés gagnants depuis le début de cet EURO 2016, force est de constater que toutes les entames de match ont littéralement été ratées lors de ces quatre premiers matchs des Bleus dans cette compétition. A contrario, le sélectionneur français a toujours réussi à donner un nouveau souffle à ses joueurs au sortir des vestiaires… y compris par le biais de choix tranchants. Pogba, Griezmann, Matuidi, Kanté, Payet, Giroud… hormis la défense, aucun joueur n’a ainsi été épargné par les décisions du coach dans les moments importants.

L’adaptation et le pragmatisme, qui constituent la force de Didier Deschamps dans son management, sont également les limites pour l’intéressé à l’heure actuelle. Face à l’Albanie, son passage d’entrée de jeu en 4-2-3-1 avait en effet été contrarié par le système en 5-4-1 de l’adversaire. Dans les autres rencontres, le traditionnel 4-3-3 s’est trop souvent avéré limité devant l’équilibre du bloc adverse. Que ce soit contre la Roumanie, la Suisse et donc l’Irlande, les Bleus n’ont ainsi jamais marqué le moindre but dans leur tactique phare de l’ère Deschamps.

La question est donc de savoir si Didier Deschamps et son staff anticipe mal la stratégie de l’adversaire ou si ses joueurs ont constamment besoin d’une remise en cause pour se mettre en ordre de marche. Toujours est-il que la France a toujours été dans la réaction depuis le début de cet EURO 2016 en livrant ses meilleures performances au cours de la deuxième mi-temps.

 

 

 

Qui pour remplacer Adil Rami et Ngolo Kanté, suspendus en 1/4 de finale ?

 

 

Deux sur trois… Il ne s’agit pas du nombre moyen de buts par tirs cadrés de l’équipe de France dans cet EURO 2016, mais du nombre de joueurs français – en sursis avant l’Irlande – qui ont écopé d’un avertissement de trop pour disputer le 1/4 de finale à venir. Avertis devant l’Irlande en 1/8 de finale, Ngolo Kanté et Adil Rami ne pourront pas être alignés par Didier Deschamps lors de la prochaine rencontre des Bleus.

Reste donc à savoir comment procédera le sélectionneur tricolore. Va-t-il se contenter d’effectuer du poste pour poste en faisant entrer Eliaquim Mangala et Yohan Cabaye en lieu et place d’Adil Rami et Ngolo Kanté ? Ou décidera-t-il de bouleverser son système en 4-3-3 pour un 4-2-3-1 ou un 4-4-1-1, en intégrant un joueur à vocation offensive pour remplacer le joueur de Leicester City ?

Le poste de défenseur axial laissé vacant par Adil Rami devrait, a priori, être occupé par Eliaquim Mangala étant donné que Samuel Umtiti est seulement apte à suppléer Laurent Koscielny dans l’esprit de Didier Deschamps. Dans l’entre-jeu, les solutions sont néanmoins beaucoup plus larges pour ce dernier. Yohan Cabaye, Kingsley Coman voire Moussa Sissoko sont ainsi susceptibles d’avoir leur chance selon le système mis en place tout au long de la semaine.

Dans l’idéal, ce 4-4-1-1 aperçu en deuxième période devant l’Irlande semble tenir la route offensivement. Les principaux doutes de cette tactique se portent sur l’équilibre son équilibre défensif, étant donné que les Irlandais étaient trop impuissants pour véritablement tester la nouvelle organisation mise en place par les Bleus.

 

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