C1 : Atletico – Barça, les enseignements de la partie

Au terme d’un match aller compliqué, le FC Barcelone était parvenu à faire la différence sur 45 minutes dans son Camp Nou. Un avantage que les Blaugranas n’ont pas su conserver lors de cette deuxième manche face à l’Atletico Madrid.

 

Barça stérile contre Atletico émérite

 

Comme lors du match aller, le FC Barcelone débute la partie sous pression. L’Atletico Madrid joue haut, en bloc, et laisse la possession du ballon à l’adversaire qui, en plus de ne pas arriver à se montrer dangereux, ne parvient pas à franchir la ligne médiane.

A la demi-heure de jeu, les Colchoneros remettent légèrement le pied sur le ballon par intermittence. Six minutes plus tard, grâce à un pressing intense dans les vingt-cinq mètres adverses, les locaux mettent ls Barcelonais sous pression. Près de la ligne de touche dans son couloir gauche, à hauteur de la surface de réparation, Jordi Alba dégage en catastrophe. Placés haut sur le terrain, les Madrilènes récupèrent le ballon aux vingt-cinq mètres. Servi dans ce fameux couloir, Saul Ñiguez centre en force d’un sublime extérieur du pied gauche. Un caviar qui trouve la tête d’Antoine Griezmann. Seul en plein coeur de la surface de réparation, l’international français ne se fait pas prier pour crucifier Marc-André ter Stegen. La fin de la première mi-temps restera sur une possession stérile du Barça.

En début de seconde période, l’Atletico Madrid reprend les choses en main. A la 53e minute, Saul Ñiguez est d’ailleurs tout proche de faire le break sur un mauvais renvoi de la défense catalane, mais sa tête trouve la transversale de ter Stegen.

 

Barça dominateur contre Atletico réaliste

 

Conscient de ce véritable coup du destin, le Barça se réveille et entame des séquences de grosse possession à cet instant. Le scénario du mach aller semble alors se répéter. Acculé dans ses trente mètres, l’Atletico Madrid ne parvient plus à ressortir le moindre ballon. Les Blaugranas remportent tous les duels dans l’entrejeu et les seconds ballons… mais n’en gagnent pas un seul décisif dans la surface de réparation adverse. Les nombreux déboulés sur les côtés, et les nombreux centres qui en découlent, ne sont pratiquement jamais repris par un attaquant catalan en position favorable.

A l’entame  du denier quart d’heure, les hommes de Diego Simeone ressortent la tête de l’eau après vingt minutes de souffrance. Un soulagement qui ne sera cependant que de courte durée… et qui ne durera pas plus de cinq minutes. Jetant toutes ses forces dans la bataille afin de revenir à la marque, le FC Barcelone repart alors à l’assaut mais laisse énormément d’espaces dans son dos.

Après deux ébauches de contre malmenés, l’Atletico place enfin une banderille par l’intermédiaire de Filipe Luis. L’intéressé remonte le ballon sur soixante-dix mètres, en repiquant de son couloir vers l’axe, mais il voit Andres Iniesta contrer de la main son ballon à destination d’Antoine Griezmann. Penalty logique. Pour la deuxième fois de la soirée, le ‘numéro 7’ madrilène bat le portier adverse d’une frappe à ras de terre. 2-0, le break est fait et, malgré une dernière occasion (manquée) de Lionel Messi sur un coup-franc direct à l’entrée de la surface madrilène, l’Atletico Madrid ne sera plus inquiété.

 

Les conséquences de la rencontre

 

Victorieux de cette double confrontation (1-2 ; 2-0), les Colchoneros se hissent une nouvelle fois dans le dernier carré de la Ligue des Champions et rejoignent Manchester City, le Real Madrid et le Bayern Munich. A la rue physiquement depuis le retour des joueurs de la dernière trêve internationale, le FC Barcelone passe pour sa part logiquement à la trappe sur l’ensemble de ces deux matchs.

En ne jouant que 60 minutes sur les 180 de cette double opposition, le Barça ne pouvait vraiment pas espérer mieux face à un Atletico Madrid compacte, réaliste et rarement mis en difficulté sur ce deuxième affrontement. Une faillite qui repose essentiellement sur un trio d’attaque très peu en vue, hormis Luis Suarez. Le milieu de terrain a également manqué de créativité, tandis que la défense a souvent été livrée à elle-même par un repositionnement trop laxiste du bloc dans son ensemble, malgré quelques retours défensifs des attaquants.

 

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