C1 : La pitoyable élimination du PSG en détails

Après son match nul du match aller au Parc des Princes (2-2), le Paris Saint-Germain avait encore ses chances avant cette rencontre retour… Devant un petit Manchester City, les Parisiens ont totalement failli à leur mission. Le PSG s’arrête donc une nouvelle fois en 1/4 de finale de la Ligue des Champions.

 

Pour une fois, on ne pourra pas reprocher à Laurent Blanc de ne pas avoir tenté un coup. Contraint de marquer en premier, le PSG se présentait dans un inhabituel 3-5-2. Sur le papier, ce remaniement est intéressant. Aurier – Thiago Silva – Marquinhos composent l’axe de la défense, van der Wiel et Maxwell occupent les flancs d’un milieu de terrain où figurent Thiago Motta et Rabiot au centre. Di Maria est aligné en soutien de Cavani et Ibrahimovic.

 

Une défense dépassée

 

Dans les buts, Kevin Trapp a fait le travail. Mis à part un penalty provoqué sur Sergio Agüero (manqué par l’intéressé), suite à une boulette de Serge Aurier, l’Allemand a été irréprochable dans ses interventions.

Le PSG a débuté avec trois défenseurs axiaux. Comme à l’aller, Serge Aurier – tantôt à gauche tantôt à droite – a été désastreux. Marquinhos, qui a fini à la récupération après la sortie de Thiago Motta, n’a pas été étincelant n’ont plus mais il a sauver ce qui pouvait l’être dans une équipe partie en ruines. A leurs côtés, Thiago Silva a quant à lui été impérial.

 

Un milieu transparent

 

Il n’y avait déjà pas grand chose durant 40 minutes… mais la sortie de Thiago Motta (44e) a définitivement mis fin aux espoirs du Paris Saint-Germain, puisque le peu de verticalité présente dans le jeu parisien s’est immédiatement transformée en horizontalité. Au cours de cette première mi-temps, Adrien Rabiot a multiplié les pertes de balles, les passes latérales et s’est trop peu montré sur un plan offensif.

Sur les côtés, Gregory van der Wiel et Maxwell ont trop peu souvent été servis dans de bonnes conditions. Il aura par exemple fallu attendre la 27e minute pour voir le Néerlandais adresser un centre (complètement manqué) depuis son flanc droit.

 

 

Une attaque inexistante

 

Devant, le trio offensif n’a pas existé… et c’est peu de le dire. A la manière d’un kicker au football américain, Zlatan Ibrahimovic ne s’est mis en évidence que sur phase arrêtée par l’intermédiaire de deux coups-francs dés 25 mètres (16e et47e). Rarement servi, Edinson Cavani a davantage passé son temps à défendre qu’à attaquer et ne s’est offert qu’un seul face à face avec Joe Hart sur cette rencontre… alors que le PSG était déjà mené 1-0. Quant à Angel Di Maria, à l’image du reste de l’équipe, il n’a lui aussi pas vu la lumière tout au long de cette partie.

L’unique étincelle est venue de Javier Pastore. Entré en jeu à l’heure de jeu, à la place de Serge Aurier, l’international argentin a apporté cette lueur d’espoir aux Paris Saint-Germain avec des renversements, des ouvertures et du jeu à une touche de balle. Il n’a toutefois pas été aidé par le restant de ses coéquipiers. Egalement entré en jeu, Lucas Moura a amené de la vitesse et de la percussion au PSG. Trop esseulé, il n’a pas pu faire basculer la rencontre à lui seul.

 

La prestation collective

 

Il n’y en a pas eu. Impossible de rejeter la faute de cette élimination sur un joueur en particulier, c’est le groupe dans son ensemble qui a failli. Preuve en est, lorsque Pastore, Lucas ou encore Rabiot tentaient quelques chevauchées fantastiques, le reste de leurs coéquipiers n’était pas présent au soutien… Ils se contentaient simplement d’attendre que trois joueurs adverses soient éliminés pour se proposer.

Ce manque de solidarité est autant valable pour l’attaque que pour la défense, où les joueurs ont été trop passifs avec des relances foireuses, des dégagements en catastrophe, des interventions manquées, des duels perdus dans les zones de vérités (rarement gagnants dans la surface adverse ou au milieu de terrain). Au niveau technique, dans l’engagement physique, dans l’état d’esprit… pratiquement tout a été manqué par les Parisiens.

 

Les choix de l’entraineur

 

Au moins, il aura tenté avec cette composition d’équipe, qui s’est très vite transformée en 4-3-3… Difficile de faire un reproche à Laurent Blanc sur cette rencontre. Il n’est pas pour autant excusable pour sa gestion catastrophique sur ce double affrontement.

Il y avait des absents, c’est vrai et alors ? Cela fait  quatre ans qu’il y a des blessés en 1/4 de finale de la Ligue des Champions au PSG. Il manquait Marco Verratti, et alors ? Cela fait plus de trois mois qu’il ne joue pratiquement plus. Si Blanc n’est pas critiquable sur son changement tactique, autant raté soit-il, c’est sur le restant de la saison qu’il est indéfendable.

Pourquoi depuis trois mois Laurent Blanc s’est-il entêté à jouer avec trois milieux de terrain si l’influence de Marco Verratti était si indispensable et Blaise Matuidi si intermittent ? Pourquoi n’a-t-il pas habitué son équipe à évoluer dans d’autres schémas tactiques au cours d’une saison dominée de la tête et des épaules ?

Franchement, ce Manchester City là n’avait rien d’extraordinaire… et aussi mauvais qu’il a été, le PSG n’a pas su faire le nécessaire pour les faire plier. Une immense déception à tous les niveaux.

 

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