C1 : PSG, Barça, Real… Les enseignements des 1/4 de finale

En attendant le tirage au sort des demi-finales, qui aura lieu vendredi à 12h00, voici un léger récapitulatif des enseignements de ces 1/4 de finale, qui se sont conclus mercredi soir.

 

L’effondrement du PSG

 

On ne va pas répéter tous les jours que cet échec est (très) certainement – au niveau européen – le plus important qu’ait jusqu’à présent connu QSI à la tête du PSG depuis son arrivée en 2011. Même avec un groupe à maturité, un adversaire prenable (puisque n’appartenant pas à la caste des mastodontes), une expérience supplémentaire sur ce dernier – à ce stade de la compétition – et des envies clairement affichées de rallier le dernier carré, le PSG a littéralement échoué… à tous les niveaux.

Les années se suivent, les échecs se répètent, les excuses se succèdent… mais rien ne change. S’il ne faut pas céder à la fatalité, force est de constater que le Paris Saint-Germain doit pourtant changer énormément de choses pour réussir à se hisser dans le dernier carré de la compétition. A commencer par son entraineur, trop faible tactiquement pour venir en aide à ses joueurs lorsque ceux-ci sont dans le dur sur le terrain.

Légitimement favori devant un (très) faible Manchester City, qui plus est fortement diminué, le PSG s’est pris les pieds dans le tapis, de la première minute du match aller – avec le carton jaune de David Luiz – au coup de sifflet final du match retour. Résultat des courses : loin d’être impressionnants de maitrise, les Citizens auront su faire beaucoup moins d’erreurs que les Parisiens, aussi bien techniquement que tactiquement.

A défaut de récompenser le meilleur onze de départ sur la feuille de match ou le plus expérimenté, cette affiche aura récompensé l’équipe la plus régulière sur l’ensemble de ces 180 minutes.

 

La chute du Barça

 

Les 45 premières minutes du FC Barcelone au Camp Nou n’avaient pas poussé à l’optimisme. Les 45 suivantes avaient rassuré… Sur les 90 qui ont suivi mercredi soir, l’Atletico Madrid était tout simplement au-dessus. Les duels dans les zones de vérité, l’engagement physique, la fluidité dans le jeu, les occasions les plus franches… hormis la possession de balle et la domination territoriale, par intermittence, tout était en faveur des Colchoneros.

Le Barça s’arrête donc en quarts de finale et ne conservera pas son trophée acquis une saison plus tôt. De leur côté, les Madrilènes, fidèles à eux-mêmes collectivement, peuvent sérieusement ambitionner d’aller au bout dans cette compétition. Cela ne garantit pas qu’ils le feront mais ils auraient tort de ne pas y penser avec un tel état d’esprit.

 

La remontada du Real Madrid

 

Elle était attendue… et elle s’est faite entendre. Après une correction devant le VFL Wolfsburg à l’aller (0-2) la réaction madrilène n’est pas passée inaperçue mardi soir. Sous l’impulsion de Cristiano Ronaldo, son homme providentiel, le Real Madrid a remonté son handicap pour s’imposer par trois buts d’écart (3-0). Des réalisations qui toutes étaient marquées par le Lusitanien.

Les inquiétudes du match aller sont donc oubliées. Le Real Madrid peut à présent se pencher sur son futur en demi-finales dans cette Ligue des Champions. Un stade de la compétition que les Merengues rejoignent pour la sixième année consécutive.

 

L’assurance du Bayern Munich

 

Sans être flamboyant dans le jeu, le Bayern Munich a su se montrer froid de réalisme aux moments propices. En marquant sur sa première occasion du match à l’aller, qui a d’ailleurs été une des seules de la partie en sa faveur, puis en mettant fin aux espoirs du Benfica Lisbonne dans un temps fort adverse au retour.

Malgré une domination d’ensemble au cours de cette seconde manche, les Munichois n’auront pas véritablement maitrisé le cours de la rencontre. Leur sang-froid leur a cependant permis de faire la différence quand il le fallait.

 

Les forces en présence

 

Le FC Barcelone éliminé, le Bayern Munich deviendrait alors légitimement le grand favori de cette compétition aux yeux du grand public. Les choses ne sont cependant pas aussi simples. En premier lieu parce que les Allemands ne se sont pas montrés outrageusement dominateurs lors de leurs deux précédents tours dans la compétition, comme l’avait par exemple été le Barça la saison dernière, mais aussi car la concurrence est sévère dans ce dernier carré.

Le Real Madrid revient en trombe sur ces dernières semaines, aussi bien physiquement que footballistiquement, et l’Atletico Madrid, après un passage à vide courant février, retrouve de réelles certitudes dans son jeu. Manchester City, qui rejoint ce stade de la compétition pour la première fois de son histoire, fera office de grand outsider.

Vu leur niveau affiché contre le PSG, les Mancuniens ne semblent toutefois pas en mesure de répéter l’exploit de la Juventus Turin du précédent exercice, qui avait cette capacité à faire déjouer l’adversaire mais aussi à mettre en place un véritable jeu de possession lorsque cela le nécessitait.

 

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