C1 : PSG – City, la faillite parisienne en détails

Le Paris Saint-Germain recevait Manchester City en 1/4 de finale aller de la Ligue des Champions. Alors que Laurent Blanc refusait d’endosser le statut de favori, ses joueurs ont été incapables d’endosser ce même costume sur la pelouse du Parc des Princes.

Globalement, le PSG a failli collectivement sur cette première manche. Face à une défense largement à sa portée, le club de la capitale s’est trop souvent obstiné à jouer dans l’axe au lieu d’écarter le jeu sur les côtés, et notamment du côté gauche où Sagna a été en difficulté sur (trop rares) les accélérations et décalages parisiens. La défense centrale mancunienne, loin d’être rassurante sur les seconds ballons et les relances, aurait également pu être prise à défaut si les hommes de Laurent Blanc avaient insisté.

 

Une défense en difficulté

 

Peu souvent mis en contribution, Kevin Trapp est irréprochable sur cette rencontre. A la hauteur sur ses rares interventions, il n’a rien pu faire sur les deux réalisations anglaises.

Devant lui, la défense ne s’est pas montrée à son avantage. En difficulté dés les premières secondes de la partie, et un carton jaune reçu suite à un accrochage sur Sergio Agüero, David Luiz a manqué son début de match… avant de revenir en puissance au fil des minutes. Décisif pour couper les trajectoires, il a également été capable de se projeter pour apporter un surplus offensif. Il est à l’origine du penalty sifflé en faveur du PSG en début de match. Il sera cependant suspendu pour le retour. A ses côtés, Thiago Silva a sorti une prestation digne de son standing par une lecture du jeu impeccable et quelques montées.

Dans les couloirs, Maxwell a été laissé à l’abandon par le milieu de terrain dans les replis défensifs. Souvent pris en un contre un, voire en un contre deux dans son couloir, il ne peut rien sur le contre de Manchester City qui amène le premier but. Sur le deuxième, il est trop court et trop esseulé pour gêner Bakary Sagna. Offensivement, il a été le moteur du réveil parisien. Durant les vingt premières minutes de la seconde période, ses montées ont été décisives pour offrir les décalages.

A la surprise générale, Serge Aurier a été titularisé sur le flanc droit… Vu sa prestation, il aurait mieux fait de revenir le weekend passé face à l’OGC Nice ou de rester avec la CFA quelques jours de plus. A court de rythme et de repères pour un match de cette ampleur, il a trop peu apporté offensivement, dans ce qui constitue pourtant son point fort. Malgré quelques retours salvateurs, il a perdu trop de ballons. Une de ses pertes a d’ailleurs débouché sur l’égalisation de Manchester City. Non content d’avoir perdu le ballon, il s’est permis de dégager le ballon sur Thiago Silva sur le centre qui a suivi. Un dégagement raté dont n’a pas manqué de se saisir Fernandinho pour égaliser. A bout de souffle, il a cédé sa place en fin de match… sous les sifflets du Parc des Princes.

 

Un milieu en perdition

 

Catastrophique ! Il n’y a pas d’autre mot pour souligner la prestation du milieu de terrain parisien. Malgré quelques imprécisions, surtout en première période, Thiago Motta a tenté en vain d’allumer des brèches vers l’avant. A cause d’un manque de profondeur des attaquants, il n’a pas pu peser offensivement. Preuve en est, sur un des rares appel en profondeur d’un attaquant, Zlatan Ibrahimovic en l’occurrence, il a transpercé les lignes d’une passe chirurgicale. Mal entouré, il n’a pas été aidé.

Comme face à Chelsea FC en 1/8 de finale, Adrien Rabiot a été buteur (59e). Mis à part son but, qui a permis au PSG de conclure vingt grosses minutes de domination en début de seconde période, il n’a pas pesé offensivement. Ses quelques récupérations de balles ont été ternies par ses (trop) nombreuses pertes au milieu de terrain.

Un carton jaune qui le privera du retour, une perte de balle au milieu de terrain qui amène l’ouverture du score citizen… Blaise Matuidi a été en difficulté durant ces quatre-vingt dix minutes avec quelques pertes de balles et des retards dans les duels. Il s’est toutefois montré à son avantage à la récupération et a réussi à se projeter vers l’avant pour apporter le surnombre. Il a notamment été déséquilibré en début de match dans la surface de réparation adverse.

Globalement, les trois joueurs milieu de terrain ont manqué d’influence offensivement – autant dans la fluidité que dans la projection – et leurs nombreuses pertes de balles ont souvent mis en difficulté les défenseurs parisiens.

 

Une attaque à l’agonie

 

En difficulté en début de match, Angel Di Maria est monté en puissance tout au long de la partie. Il a été un des détonateurs de la très belle entame de seconde période parisienne. A ses côtés, Edinson Cavani ne s’est pas montré suffisamment tranchant. A sa décharge, bien qu’il ait offert quelques appels dans la profondeur, il n’a jamais été servi. Il n’a eu qu’une seule véritable occasion, sur une frappe qui s’est envolée au-dessus de la cage de Joe Hart. Il a joué un rôle important sur le deuxième but du PSG, en déviant le ballon de la tête au premier poteau, dont a su profiter Adrien Rabiot suite à la passivité de la défense mancunienne.

A côté de ses pompes… A vouloir trop en faire, Zlatan Ibrahimovic a complétement déjoué. Outre son penalty détourné par Joe Hart (12e) et son face à face complètement raté (24e), il a trop souvent décroché et n’a pas offert suffisamment de profondeur au jeu parisien à cause de ses décrochages intempestifs.

Son match, très contrasté, est aussi marqué par son but chanceux (41e) – sur lequel il a quand même le mérite d’être au pressing sur Fernando – et sa barre transversale (62e) à la fin de la grosse période de domination parisienne. S’il a offert de nombreux décalages pour Maxwell sur le côté gauche en deuxième mi-temps, alors que le PSG avait trop souvent tendance à venir s’encastrer dans l’axe en première période, il a néanmoins gâché trop d’occasions en préférant temporiser au lieu de servir Edinson Cavani dans la profondeur… à plusieurs reprises. Un manque évident de complicité entre les deux hommes… dans un sens plus que dans un autre.

 

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