C1 : Real – Atletico, les enseignements de la finale

Le Real Madrid et l’Atletico Madrid s’affrontaient ce samedi soir du côté de San Siro, dans le cadre de la 61e finale de la Ligue des Champions. Si les Merengues souhaitaient soulever leur onzième trophée dans cette compétition, les Colchoneros visaient pour leur part un premier sacre après deux finales perdues en 1974 et 2014.

 

L’Atletico pris à son propre jeu par le Real

 

Comme face au FC Barcelone et au Bayern Munich aux tours précédents, l’Atletico Madrid décide de débuter la rencontre pied au plancher grâce à un pressing dans le camp adverse et une récupération de balle haute sur le terrain. Cela ne dure toutefois que quelques minutes. Contrairement à leurs homologues Barcelonais et Munichois, les Merengues décident de laisser venir leur adversaire pour mieux opérer en contre. Plutôt que de tenter de lutter au milieu de terrain en ouvrant des brèches défensives, le Real Madrid décide – comme cela avait été envisagé – d’étouffer son adversaire en le prenant à son propre jeu.

Malgré une légère domination territoriale pour les Colchoneros, c’est bien la Casa Blanca qui – en mode contre – réussi à se projeter rapidement vers l’avant et à obtenir des coups de pied arrêtés. Après une première parade miraculeuse de Jan Oblak devant Karim Benzema (6e), sur un coup-franc excentré de Gareth Bale, puis une situation chaude trois minutes plus tard dans la foulée sur corner, c’est Sergio Ramos (15e) qui parvient à trouver la faille sur un coup-franc excentré dés vingt-cinq mètres frappé par Toni Kroos. Dévié à l’entrée de la surface de réparation par Gareth Bale, le ballon trouve les pieds de Sergio Ramos – encore lui – qui ne se fait pas prier pour crucifier Oblak à bout portant d’une légère déviation. Hors-jeu ou non sur cette action, le Real Madrid ouvre en tout cas logiquement la marque.

Menés au score, les Rojiblancos sont désormais contraints de faire le jeu tandis que les Blancos peuvent à nouveau laisser venir leurs homologues de la capitale. A ce petit jeu-là, le Real Madrid parvient davantage à défendre que l’Atletico Madrid à attaquer. Trop lent dans les transmissions, pas suffisamment présents au pressing et dans les seconds ballons, un manque d’imagination dans la création… les hommes de Diego Simeone n’arrivent tout simplement pas à se montrer dangereux à l’approche des vingt-cinq derniers mètres adverses. Durant plus d’une demi-heure, ils se contentent ainsi de frappes lointaines désespérées. Une impuissance qui fait le jeu des joueurs de Zinedine Zidane, qui continuent d’opérer par contre. 1-0 à la pause… à ce rythme-là, un retour des Colchoneros dans cette rencontre semble difficilement imaginable.

 

Une égalisation dans un temps faible

 

Dés le retour des vestiaires, l’Atletico revient très fort par le biais d’un changement tactique. Augusto Fernandez est remplacé par Ferreira Carrasco à la mi-temps. Simeone décide de faite de passer dans un 4-3-3 avec Griezmann et Carrasco sur les côtés d’une attaque emmenée par Fernando Torres dans l’axe du jeu. Ce changement de système porte rapidement ses fruits. Les Rojiblancos mettent une grosse pression et obtiennent un penalty, suite à un contact de Pepe sur Torres. Chargé d’exécuter la sentence, Antoine Griezmann (47e) frappe en force, plein axe… mais voit sa tentative repoussée par la barre transversale.

Malgré ce coup du sort, ces derniers continuent de mettre la pression. Le Real est littéralement étouffé au milieu de terrain et, par conséquent, acculé devant son propre but. Pire encore, ils voient Dani Carvajal sortir sur blessure dans la foulée (50e, remplacé par Danilo). Au bout d’un gros quart d’heure d’attaque-défense, les Colchoneros se montrent de moins en moins dangereux et lèvent le pied. Zinedine Zidane, sentant ses hommes plus forts, fait entrer Isco (pour Kroos) puis Lucas Vazquez (pour Benzema). Les intentions du coach merengue sont claires : il faut abattre la bête blessée.

Après une très grosse occasion de Gareth Bale (78e), qui fait suite à une première balle de break manquée par Benzema (70e) juste avant sa sortie, l’Atletico – qui ne voyait pourtant plus le jour depuis une dizaine de minutes – parvient à égaliser (presque) miraculeusement. Sur un ‘contre placé’, Gabi lance Juanfran dans la profondeur côté gauche. Ce dernier centre en une touche et trouve Ferreira Carrasco à la réception de cette remise au ras du sol. L’ex-Monégasque (79e) prend le meilleur sur Vaszuez et crucifie Keylor Navas à bout portant d’une reprise sous la barre. Durant les dix minutes suivantes, chacune des deux équipes aura sa chance mais ne parviendra pas à prendre le meilleur sur l’autre.

 

Une mi-temps chacun en prolongation

 

Fort de leur retour à la toute fin du temps réglementaire, les Colchoneros prennent le jeu à leur compte au cours de la première période. Mieux dans le jeu, ces derniers se créent les meilleures situations. Complètement à la rue physiquement, en raison des premières crampes, les joueurs du Real Madrid reculent, faiblissent mais ne craquent pas.

Lors du second acte, ce sont d’ailleurs ces derniers qui auront les meilleures opportunités. Remettant le pied sur le ballon au fil des minutes, les Merengues s’économisent en faisant tourner le ballon mais, comme leurs homologues madrilènes, ne peuvent trouver la faille.

Ce sont finalement les tirs au but qui décideront du sort de cette finale. Après quatre réussites d’un côté et trois de l’autre, Juanfran à la balle d’égalisation mais frappe sur le poteau gauche de Keylor Navas. Ultime tireur de cette séance en cas de réussite, devant les supporteurs des Blancos, Cristiano Ronaldo met fin à la partie d’un tir qui prend Jan Oblak à contrepied. 1-1, 5 tirs au but à 3… le Real Madrid remporte sa onzième Ligue des Champions de l’histoire tandis que l’Atletico Madrid perd dans le même temps sa troisième finale en autant de tentatives.

 

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