CdF : Sainté trop faible pour inquiéter un petit PSG

L’AS Saint-Etienne voulait imiter l’Olympique Lyonnais… Mission accomplie. Comme les Gones, les Verts se seront en effet bel et bien inclinés à quatre reprises devant le Paris Saint-Germain cette saison. Malgré de belles intentions, l’ASSE était bien trop faible offensivement pour espérer mieux à ce stade de la compétition. Y compris face à un petit PSG, tout en contrôle durant cette partie.

 

La traditionnelle défense à cinq de l’ASSE contre Paris

Comme souvent ces dernières saisons face au Paris Saint-Germain, Christophe Galtier avait décidé d’aligner sa désormais traditionnelle défense à cinq. Benoît Assou-Ekotto et Kevin Malcuit seront chargés de l’animation sur les côtés tandis que Florentin Pogba, Kevin Théophile-Catherine et Loïc Perrin font bloc dans l’axe de la défense.

Le système défensif mis en place par le coach des Verts tient en place pendant… dix petites minutes. Après quelques alertes dans les relances, de la part de Malcuit et Pogba dés l’entame de jeu, c’est sur une erreur d’alignement du numéro 19 stéphanois qu’Edinson Cavani, trouvé dans la profondeur par Zlatan Ibrahimovic, trouve la faille dans la défense des Verts et bat Stéphane Ruffier d’un plat du pied.

C’est une nouvelle fois Florentin Pogba qui sera à l’origine du deuxième but parisien. Suite une erreur de relance dans l’axe, Zlatan Ibrahimovic est trouvé sur le côté gauche de l’attaque francilienne. Au terme d’un centre fort placé devant le but, Marquinhos (34e) fait le break.

Si l’axe ne s’est pas montrée solide, puisqu’elle se fera une nouvelle fois percer par Lucas Moura dans les arrêts de jeu pour le 3-1, les latéraux ont pour leur part énormément apporté. Benoît Assou-Ekotto, pendant une heure, et Kevin Malcuit, durant l’intégralité de la partie, auront offert beaucoup de solution sur le front de l’attaque par le biais de leurs montées. Aucun de leurs centres ne trouvera cependant preneur durant cette partie. Les latéraux auront par ailleurs laissé beaucoup d’espaces dans leur dos.

 

Un milieu de terrain efficace… par intermittence

Le milieu de terrain des Verts aura fait fort impression au cours des cinq premières minutes. Malgré l’impulsion de Renaud Cohade et Ole Selnaes à la récupération, l’ASSE perd peu à peu pied face au milieu de terrain du PSG. La paire retrouve un coup de mieux entre le premier quart d’heure et la demi-heure de jeu, mais leur pressing, pas suffisamment soutenu, n’apporte rien offensivement.

En deuxième mi-temps, les montées incessantes de Kevin Malcuit le positionne comme un quatrième milieu de terrain, avec Valentin Eysseric lui aussi dans le milieu de terrain – tantôt axial, en soutien des attaquants, tantôt dans le couloir gauche.

C’est d’ailleurs ce dernier qui réduira la marque sur penalty peu avant la mi-temps… sur une provocation de Kevin Malcuit. Homme du match côté stéphanois, il provoque Layvin Kurzawa sur son côté droit et se fait crocheter à l’entrée de la surface de réparation. Penalty logique mais miraculeux tant les Verts auront eux des difficultés pour véritablement mettre à mal la défense parisienne dans le jeu durant ces quatre-vingt dix minutes.

 

Une attaque constante…  par son inefficacité

Concernant l’attaque de l’AS Saint-Etienne… rien à signaler. Kevin Monnet-Paquet, qui n’aura pourtant pas lésiné à revenir défendre en première mi-temps, n’a pas eu la même réussite offensivement. Il se signalera par une frappe écrasée dés vingt mètres à la 22e minute.

Pourtant présent sur la pelouse de Geoffroy-Guichard, Alexander Söderlund s’est très certainement cru dans le désert de Gobi en plein coeur de la défense du Paris Saint-Germain. Très peu servi, en raison de ses difficultés dans son placement et ses déplacements, il aura passé son temps à nager à contre-courant. Il aura de fait nullement pesé dans les trente derniers mètres adverses, comme la grande majorité de ses coéquipiers.

Entrés à leurs places, Neal Maupay et Nolan Roux auront réussi à se montrer autant efficaces que leurs prédécesseurs au cours de leur passage sur la pelouse. Le deuxième nommé aura toutefois montré une belle envie à la récupération du ballon… sans parvenir à peser offensivement.

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