#CDLR / Débat : Le TFC va-t-il se maintenir en Ligue 1 ?

Alors que l’ESTAC a officiellement été reléguée en Ligue 2 le week-end passé, deux places sont encore à pourvoir pour la relégation. Actuellement 19e de Ligue 1 avec 29 points au compteur, le Toulouse Football Club va-t-il se maintenir en Ligue 1 au terme de la saison ? Réagissez par le biais des réseaux sociaux – sur nos différents comptes officiels – ou en laissant un commentaire au bas de la page.

 

Une dynamique qui laisse espérer

 

« En quatre rencontres disputées sous les ordres de Pascal Dupraz, les Violets l’ont emporté à deux reprises en Ligue 1… soit presque autant qu’en 7 mois sous les ordres de Dominique Arribagé auparavant (4 succès en championnat seulement). « Pascal Dupraz apporte de la confiance, tout en étant assez strict. C’est un meneur d’hommes et quelqu’un de très intelligent. C’est le profil qu’il nous fallait », expliquait Pantxi Sirieix à l’issue de la dernière victoire face à Caen.

Pantxi Sirieix est d’ailleurs l’exemple parfait de ce qu’a apporté et changé l’ancien coach de l’ETG. Mis au placard jusqu’alors, avec seulement deux petites apparitions en Coupe de la Ligue et Coupe de France, Sirieix a retrouvé un certain temps de jeu ces dernières semaines et est entré en cours de partie face à Marseille, Lille et Caen. Le milieu de terrain a d’ailleurs adressé une passe décisive lors de la rencontre de samedi au Stadium.« Quand il y a un changement de coach, il y en a également au sein du collectif. Des cartes sont redistribuées. Même quand je ne jouais pas, j’essayais d’apporter au groupe, mais cela fait du bien mentalement de rejouer. »

Avec Dupraz aux commandes, la dynamique et l’espoir sont de retour du côté du TFC, au point de revenir  à quatre petits points d’Ajaccio (18e) et Reims (17e). Presque impensable il y a encore quelques semaines. « Cela fait plaisir de n’être désormais qu’à quatre points du dix-septième ce soir. On en avait presque rêvé », confie Sirieix.

Surtout, les Toulousains ont réussi à renouer avec leur supporters, en passant 4 buts à Bordeaux puis 2 à Caen lors des derniers matchs à domicile. Au passage, ils ont également soigné leur différence de buts, même s’ils sont encore en dessous des autres sur ce point-là.

Jetons maintenant au coup d’œil au calendrier. S’il ne faut jurer de rien avec le Téfécé cette saison, les affrontements proposés aux Violets dans les semaines à venir ne paraissent pas insurmontables. Ils recevront dans un premier temps Bastia – 18e équipe de Ligue 1 à l’extérieur – avant de se déplacer à Lorient, qui n’a plus grand-chose à jouer dans ce championnat. D’autant que dans le même temps, les Gaziers se déplaceront à Lyon et recevront le Losc, l’une des équipes en forme du moment avec quatre victoires consécutives.

Et les Rémois ne sont pas non plus dans une situation confortable. Incapable de s’imposer depuis plus d’un mois, le Stade de Reims a vu ses poursuivants revenir sur lui.  Loin de s’enflammer, les Violets veulent maintenant continuer sur leur lancée dans ce sprint final. « Nous sommes peut-être passés de -10 à -4 points, avec une belle opération au goal-average, mais il reste encore six journées à disputer. Un très gros match face à Bastia nous attend, et nous n’avons pas d’autre option que la victoire. » »

 

Un retard trop important

 

« Si Pascal Dupraz a d’ores et déjà fait taire une bonne partie des sceptiques depuis son arrivée, l’opération maintien est encore loin d’être conclue. Bien que l’écart avec le premier non-relégable ait été réduit de six points, il en reste encore quatre à rattraper… et deux adversaires à doubler. Ce qui est énorme.

À l’heure actuelle, quatre clubs sont directement concernés par le maintien, du TFC (19e, 29 points) à Montpellier (16e, 37 points). Avec huit longueurs à reprendre sur le MHSC, sur 18 points à distribuer, autant dire tout de suite que si les Héraultais passent à la trappe, cela signifiera que les Toulousains y sont également. Il est en effet difficilement imaginable de voir Montpellier s’écrouler, au point de voir trois adversaires lui passer devant.

Montpellier écarté, Toulouse doit donc à la fois doubler le Stade de Reims et le Gazélec Ajaccio… qui ont tous les deux quatre unités d’avance au classement. Concernant les Rémois, l’affaire s’annonce réalisable. Ces derniers ne mettent effectivement plus un pied devant l’autre depuis plus d’un mois.

Un autre élément est néanmoins à prendre en considération pour les Toulousains. S’ils ont repris six points sur la dix-septième place en quatre matchs, ils n’en ont en réalité repris que trois sur le Gazélec Ajaccio, qui est dix-huitième seulement en raison d’une moins bonne différence de buts. Autrement dit : si le TFC revient fort, c’est aussi parce que Reims s’écroule. Preuve en est, le Gazélec a également repris trois points sur les Rémois durant ce laps de temps.

Pour continuer avec le Gazélec Ajaccio, leur destin n’est en rien comparable avec celui du Stade de Reims. Malgré leur défaite devant l’AS Saint-Étienne samedi soir, les Gaziers étaient bel et bien présents dans le jeu. Mais comme lors de leurs récentes confrontations face aux équipes de haut de tableau, ils ont fini par craquer à cause d’un criant manque de réalisme. Un grand chelem face à Angers, Bastia et Lorient – des équipes sans réel enjeu sur cette fin de saison – semble donc à la portée des joueurs de Thierry Laurey.

Avec un minimum de 9 points sur 18 possibles récupérés par les Ajacciens au soir de la 38e journée, qui atteindraient à cette occasion la fameuse barre des 42 points au classement, le TFC devrait en prendre au moins treize. Ce qui laisse aux Violets une marge d’une défaite et un match nul au maximum en six matchs, mais qui les oblige surtout a prendre une moyenne de 2.16 points par match pour revenir à hauteur… alors qu’ils n’en prennent que 1.75 depuis l’arrivée de Pascal Dupraz.

En poursuivant sur ce rythme, le TFC devrait donc espérer que le Gazélec ne prenne pas plus d’un point par match jusqu’à la fin de la saison afin de les doubler. L’espoir est donc encore de mise pour dépasser un Stade de Reims à la dérive sur cette fin de saison. Ce réveil reste toutefois (trop) tardif pour venir supplanter le Gazélec Ajaccio ou Montpellier en si peu de temps. »

 

Par Nicolas Breton et Eitel Mabouong

 

2 pensées sur “#CDLR / Débat : Le TFC va-t-il se maintenir en Ligue 1 ?

  • 6 avril 2016 at 16 h 43 min
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    Bonjour, si je peux me permettre, en soit ce n’est pas une faute mais dire « Estac Troyes » ce n’est pas juste étant donné que cela veut dire : Espérance Sportive Troyes Aube Champagne »

    Voilà, bonne journée et bonne continuation 🙂

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    • 6 avril 2016 at 20 h 09 min
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      ‘ESTAC Troyes’, c’est maladroit mais c’est pourtant la dénomination utilisée par les instances officielles pour nommer le club. A choisir, ‘ES Troyes AC’ serait plus juste mais cet acronyme n’est jamais utilisé…

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