#CDLR / Débat : Le PSG peut-il trouver mieux que Laurent Blanc ?

Pour ce nouveau Clash de la Rédaction, Tribune Sports se penche sur la possible éviction à venir de Laurent Blanc du Paris Saint-Germain. L’objet du débat est le suivant : malgré les envies de changement récemment affichées par Nasser Al-Khelaïfi ; « Le PSG peut-il vraiment trouver mieux que Laurent Blanc cet été ? »

 

 

Avoir mieux que Laurent Blanc, une banalité

 

 

« QSI avait mis les points sur les ‘i’ lors de sa venue au Paris Saint-Germain : l’objectif est de gagner la Ligue des Champions. Après trois ans, l’heure est à présent au bilan pour Laurent Blanc… Et l’objectif initial est encore (très) loin d’être atteint.

En trois saisons passées dans la capitale, l’intéressé n’a en effet jamais été en mesure de faire progresser Paris sur la scène européenne. Il a pourtant bénéficier d’une certaine clémence contrairement à un certain Carlo Ancelotti. Mais aujourd’hui, peut-on vraiment conserver un employé qui ne donne pas satisfaction dans une telle entreprise ? A moins de revoir les objectifs à la baisse, comme le fait Arsenal depuis de longues années en privilégiant la manne financière aux trophées, le PSG n’a donc aucune raison de reconduire son entraineur une saison supplémentaire.

Partant de ce postulat, la question est donc de savoir qui peut remplacer Laurent Blanc sur le banc de touche parisien ? Le profil recherché est identifié : il faut un coach avec des idées et surtout une véritable science tactique afin de pallier toutes éventualités… comme des blessures au moment des 1/4 de finale de la Ligue des Champions par exemple. Autrement dit, il faut un homme qui, au-delà de constater les coups durs ou de chercher à les éviter à tout prix, soit capable de les surmonter le moment venu.

A ce petit jeu-là, le listing est plus important que certains veulent bien le laisser penser. Si les incontournables Guardiola, Ancelotti ou Mourinho ont tous trouvé un baquet pour la saison à venir, il reste pourtant quelques possibilités… et non des moindres. La première idée serait d’arracher un coach en voie de reconnaissance, en poste mais pas totalement fermé à l’idée de changer d’air. On pense notamment à un Diego Simeone ou à un Unai Emery.

Pour le premier, il s’agirait de montrer que le club lui offrira les moyens de ses ambitions. Pour le second, qui a fait ses preuves à l’échelon ‘inférieur’ avec le FC Séville, le PSG pourrait lui permettre de se jauger au très haut niveau européen. Dans ce style-là, Mauricio Pochettino aurait également pu être une solution avant qu’il ne prolonge avec Tottenham.

Si ces deux pistes venaient à échouer, il faudrait alors se pencher sur le cas d’entraineurs libres. Bourreau des Parisiens cette saison, Manuel Pellegrini pourrait assurer une sorte de transition sur une ou deux saisons. Contrairement à Laurent Blanc, il a su faire ses preuves au niveau européen en menant deux de ses équipes dans le dernier carré de la compétition (Villarreal en 2006 et Manchester City en 2016). Il est par ailleurs passé tout près de l’exploit en 2013 avec Malaga, qu’il a su mener jusqu’en 1/4 de finale de la C1… un stade que Laurent Blanc connait bien pour s’y être pris les pieds dans le tapis à quatre reprises en autant de tentatives.

Egalement libre, Rudi Garcia vaudrait certainement le coup d’oeil. Si ses aventures européennes se sont souvent stoppées dés le premier tour de la compétition du côté du LOSC ou de l’AS Roma, avec un club du standing du PSG, il y a fort à parier que l’ex-Romain ferait au moins aussi bien que Laurent Blanc… si ce n’est mieux. D’autres coachs comme Guus Hiddink ou Fabio Capello, qui ont prouvé leur valeur par le passé, seraient aussi en mesure d’apporter cette culture tactique qu’il manque au PSG pour franchir un cap sur la scène européenne.

En bref, mis à part les fervents défenseurs de Laurent Blanc, qui assurent que celui-ci est intouchable par défaut, force est de constater que le Paris Saint-Germain a de véritables solutions de repli. Et quitte à changer pour changer afin d’insuffler cette nouvelle dynamique, il parait que Michel Gonzalez est lui aussi libre de tout contrat ! Avec un effectif comme celui du PSG, aurait-il vraiment fait pire que Laurent Blanc la saisons passée en Ligue des Champions ? La question mérite en tout cas d’être posée. Pour ce qui est de remporter des titres sur la scène nationale, en revanche, il n’y a aucun doute. Même Guy Roux, Dominique Arribagé ou Jean-Marc Furlan donneraient satisfaction avec de tels joueurs. »

 

 

Avoir mieux que Laurent Blanc, une mission délicate

 

 

«  « Si on continue comme ça, on ne va pas y arriver. » Prononcés par Nasser Al-Khelaifi dans les colonnes du Parisien, ces quelques mots ont suffi à relancer le débat sur l’avenir de Laurent Blanc au PSG…

S’il est toujours plus facile de dénigrer et de critiquer que de vanter les mérites d’une personne (surtout en France), il ne faut néanmoins pas oublier tout le travail effectué par l’ancien sélectionneur de l’équipe de France à la tête du club parisien…

S’il est « logique » que le Paris Saint-Germain domine de la tête et des épaules le championnat de France au vu de son budget et surtout de la faible concurrence (coucou les Marseillais), Laurent Blanc a néanmoins réussi à remporter les quatre trophées nationaux (Ligue 1, Coupe de la Ligue, Coupe de France, Trophée des Champions) pour la deuxième année consécutive cette saison. Une performance que même Lyon du temps de sa splendeur n’est pas arrivée à réaliser… Mais les Français ont trop tendance à banaliser la victoire quand il s’agit du PSG et par conséquent de Laurent Blanc.

Passons au second point. Très souvent, il a été reproché à Blanc de ne pas se montrer assez ferme avec ses « joueurs vedettes », notamment lorsque Zlatan connaissait des périodes « creuses » la saison dernière.

Mais avec sa méthode – et le style de jeu qu’il a mis en place – Laurent Blanc a réussi à gagner le respect de ses éléments cadres.  «Quand les choses allaient moins bien, il me disait ce qui n’allait pas. Et pour un jeune joueur, cela fait progresser. Même s’il y a des moments où il a été un peu dur avec moi. Mais ce sont des choses que j’apprécie beaucoup », expliquait notamment Marco Verratti en octobre dernier, estimant que son entraîneur « l’avait fait grandir ».

Un avis partagé plus récemment par son compatriote Thiago Motta. « Au vu des résultats et de ce qu’il fait depuis trois ans, bien sûr qu’il est l’homme de la situation, affirmait ainsi le milieu de terrain italien sur les ondes de RMC en février. On a gagné plusieurs titres de champions. On a battu des records. C’est une décision entre lui et le club mais on est content et on pense que c’est normal qu’il continue. Il a bien géré le vestiaire jusqu’à aujourd’hui. » Des compléments forcément significatifs quand ils proviennent de joueurs avec de tels égos.

Que les choses soient claires, il n’est en aucun cas question de dire ici que Laurent Blanc est le meilleur entraîneur du monde et le technicien parfait pour mener à bien le grand projet du PSG. Comme tout le monde, l’ancien sélectionneur national a ses failles et a encore de nombreuses choses à prouver.

En revanche, en sachant que José Mourinho ou encore Pep Guardiola se sont déjà engagés en faveur d’autres formations, les possibilités ne sont pas non plus immenses pour remplacer et surtout pour trouver mieux que Blanc. Et pour un club tel que le Paris Saint-Germain, il serait inutile – voire même dangereux – de changer pour changer, sans trouver un remplaçant de meilleure qualité à celui qui a, tout de même, remporté 11 trophées depuis son arrivée dans la Capitale en 2013. »

 

 

Par Eitel Mabouong et Nicolas Breton

 

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