[Edito] Comme à l’EURO, la France n’a pas brillé en Biélorussie

L’équipe de France défiait la Biélorussie mardi soir pour le compte des éliminatoires à la Coupe du Monde 2018. Pour cette mise en route, les Bleus n’ont pu ramener mieux qu’un match nul et vierge lors de ce déplacement.

 

 

Triste retour à la réalité pour François…

 

« Il n’y a que la victoire qui compte »… Ce refrain, véritable tube de l’été pour les supporteurs de la dernière heure, a visiblement fini par se faire discret au fil des semaines dans l’hexagone. A trop vouloir résumer une rencontre par son résultat, une partie du grand public a sans doute apprécié le spectacle produit par les hommes de Didier Deschamps mardi soir. Et oui, un 0-0 avec une demi-douzaine d’occasions franches n’a pas la même saveur qu’un 2-0 dans la souffrance devant l’Allemagne !

Certains se diront ainsi déçus par cette prestation. A peu de chose près, elle est pourtant dans la droite lignée de celles offertes durant le dernier EURO 2016. L’engouement populaire en moins, les Bleus ont donc livré une pâle copie lors de ce premier rendez-vous en vue du Mondial russe.

Comme face à la Roumanie, comme face à l’Albanie, comme face à l’Irlande, l’Islande, l’Allemagne ou le Portugal… la France n’a été capable de jouer que par fulgurances. Le tout sur une seule mi-temps. A l’heure où François le Français – spécialiste de la dictature du résultat – se dit que cette équipe ne vaut finalement pas grand chose, certains points positifs sont pourtant à retenir. Afin de retenir le positif, il faudra néanmoins balayer d’un tour de main la première heure de cette rencontre. Une partie durant laquelle les Biélorusses auraient logiquement pu ouvrir la marque sur les éternelles bévues défensives françaises. Car là encore, si les hommes ont changé, les incertitudes demeurent toujours dans l’arrière-garde tricolore.

 

 

Les Bleus ne méritaient pas mieux

 

Bref, passé ce pitoyable épisode, il est presque possible d’affirmer que la France a livré une bonne prestation… pendant seulement trente minutes. Une demi-heure durant laquelle les Bleus ont accélérer par à-coups, par bribes individuelles, auxquels de rares mouvements collectifs biens sentis sont parfois venus se mêler. Par mouvements collectifs, il ne faut bien entendu pas espérer que ce fut le football champagne allemand ou espagnol. Cela aurait en effet été trop beau de voir un mousseux se transformer en Millésime en seulement quelques semaines… Toujours est-il que les fulgurances collectives françaises, sur deux – trois passes biens senties, ont souvent débouché sur de réelles situations. Pour ne pas dire des occasions franches en toute fin de rencontre.

Mais parce que la justice semble finalement exister dans le football, les hommes de Didier Deschamps n’ont pas réussi à l’emporter en ne jouant que durant 30 minutes. Il y a pourtant fort à parier qu’en développant ce type de football, aussi peu frétillant soit-il, durant une plus large partie de ce match, les Bleus auraient largement eu les moyens de revenir de ce voyage en Biélorussie avec les fameux trois points dans l’escarcelle.

Pour ceux qui souhaiteraient mettre cette contre-performance sur le compte du manque de rythme, devant une équipe en pleine possession de ses moyens qui plus est, il faudra leur rappeler que même le très modeste Luxembourg a réussi à en passer trois face à la Bulgarie, dont le championnat a également repris en avance. Et puis, voir le récent finaliste d’un Championnat d’Europe battre une nation qui ne participait même pas à cette compétition n’était pas de l’ordre de l’impossible… A moins qu’on ait vu les Bleus trop beau pendant cet EURO…

Les prochains rendez-vous face à la Bulgarie et aux Pays-bas en octobre ne manqueront pas d’en dire davantage sur le réel niveau de nos Bleus… qu’on espèrera tout simplement bien meilleurs que mardi soir afin lancer pour de bon cette campagne de qualification.

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