EURO 2016 : Angleterre – Russie, le « bain de sang » vu d’outre-Manche !

Après des premiers matchs satisfaisants de cet Euro 2016, le goût de la compétition européenne est devenu amer à l’occasion des affrontements survenus lors du match Angleterre -Russe. Voici les principales réactions britanniques suite aux affrontements qui se sont déroulés du côté de Marseille samedi.

 

La presse écrite

La presse tabloïd britannique a rapidement donné son opinion à propos des problèmes qui ont eu lieu à Marseille dans les traditionnels grands formats du dimanche.

Le Mail on Sunday choisissait de titrer “Retour au Moyen-Âge” à cause de la “violence exposée dans le stade à Marseille après une journée des émeutes”. Pour le Daily Star Sunday,  la scène était bien plus grave. La rubrique du journal mettait l’accent sur le “Bain du sang” et le fait que deux supporters anglais “se battent pour leur vie” dans les hôpitaux marseillais.

Au lendemain de la menace de l’UEFA d’exclure l’équipe de Roy Hogdson de la compétition, la une du Daily Mirror annonçait “Tenez-vous ou nous serons exclus” en direction des supporters anglais. La une sportive pour le journal en plein format The Times portait la même menace le lendemain, avec la phrase suivante sous les photos de Wayne Rooney et Roy Hodgson (capitaine et entraineur de l’Angleterre Ndlr) : “Ne gâchez pas notre Euro s’il vous plait”.

L’exclusion, la presse anglaise en a peur et leur soutien aux ‘Trois Lions’ est omniprésent. La question était également de savoir si le comportement des ‘fans’ en France pouvait déstabiliser la progression de l’équipe.

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La presse radio

Les radios britanniques réfléchissaient quant à elles sur les événements à Marseille avec regret, recul et analyse. L’ancien entraineur des anglais Steve McClaren déclarait en direct sur BBC Radio 5 Live dimanche matin : “C’est dommage. C’est une compétition énorme mais tout ce dont on discute c’est de la violence et pas des matches superbes qu’on a vu”. Ajoutant par la suite : “Je pense que c’est un cocktail désastreux de mélanger les supporteurs russes et anglais à Marseille, les conflits étaient prévisibles”.

 

Lui aussi ancien de la sélection, mais en tant que joueur, Joey Barton était présent sur TalkSport au même moment. L’ex-Marseillais expliquait le parcours qui avait été le sien le jour de match. “Les supporteurs anglais que j’ai croisé en ville étaient des jeunes hommes. Des types qui passent leur premier voyage à l’étranger pour leur première compétition majeure. Oui, ils avaient bu quelques pintes et je ne les excuse pas, mais il me semble qu’ils ont été attaqués”. Ajoutant par ailleurs : “Je pense que les supporteurs anglais avaient déjà mauvaise réputation ici (à Marseille, Ndlr)« . Si les regrets de McClaren étaient difficiles à cacher, Barton a pour sa part pointé du doigt les supporteurs russes.

 

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La presse TV

Rédacteur des sports pour le BBC, Dan Roan a essayé de trouver la raison des tensions dans le stade. Il se demandait ainsi samedi soir “pourquoi la séparation (dans le stade) n’était pas plus efficace ? » – entre les supporteurs des deux pays – et “pourquoi il n’y avait pas plus de personnel de sécurité ?” Avant de préciser son regard sur la situation : “Les Russes sont en faute, peut d’être, ils jouaient le rôle des agresseurs mais c’est évident que la situation était sérieuse ! Les autorités seront obligées de répondre à ces questions !”

 

Pour Channel 4 – chaîne plus indépendant que le BBC – le weekend revenait sur les scenarii opposés dans les évènements à Bordeaux et Marseille. À Bordeaux, pour le match Galles-Slovaquie, c’était “le meilleur des scenarii”, tandis que “c’était le pire de tous” pour les supporteurs à Marseille lorsque des « petits groupes des fans ont affronté la police française”.

 

L’histoire n’est peut-être pas finie concernant les affrontements entre ces groupes puisque, en seulement 24h, la Russie jouera la Slovaquie à Lille et Galles affrontera l’Angleterre 40 kilomètres plus loin à Lens.

 

De notre correspondant permanent en Grande-Bretagne, Illtud Dafydd.

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