EURO 2016 / Bleus : Deschamps a son équipe en tête

Quelques jours après Guy Stephan, le fidèle adjoint, c’est ce coup-ci le sélectionneur des Bleus en personne qui a pris la parole dans les colonnes de L’Equipe. Au contraire de son adjoint, Didier Deschamps n’a pas voulu évoquer les polémiques, cherchant avant tout à se concentrer sur le terrain à deux jours du début de cet EURO 2016 en France.

 

 

L’attente autour des Bleus

 

« Une grande compétition, surtout quand le pays connaît des soucis sociaux, permet au peuple français de s’évader, de voir du spectacle, de soutenir l’équipe de France. Il veut la voir gagner. Mais franchement, sentir cet amour-là, ce soutien-là, ça ne peut être qu’un plus, ça ne peut que leur permettre de se sublimer (…) La pression ? Surtout pas. C’est négatif. Il ne faut que de l’adrénaline, de l’excitation. Il y a un contexte, un environnement très favorable. Il ne doit pas nous rendre fébriles. Certains peuvent être plus sensibles que d’autres. Mais sur le rectangle vert, il ne faudra surtout pas se poser de questions. »

 

 

La cascade de problèmes avant l’EURO

 

« Imaginer tout ce qui nous est arrivé depuis l’annonce de la liste le 12 mai, franchement, même dans les pires cauchemars, je ne pense pas que j’aurais pu y parvenir (…) Ce ne sont pas des problèmes. Je n’ai jamais de problèmes. Ce sont des solutions à trouver. Et si possible, les meilleures. Trois des quatre défenseurs titulaires en 2014 ne sont pas là (Varane, Sakho, Debuchy). Heureusement que ces deux dernières années, nous avons fait des changements pour tester d’autres solutions.

Il y a un groupe et des absences, pour différentes raisons, de joueurs qui étaient là il y a deux ans. C’est embêtant mais on ne va pas vivre avec ça. La priorité, c’est d’aider ceux qui sont là à être le plus performant possible. Encore une fois, j’ai confiance en eux. Comment les joueurs pourraient y croire si je m’inquiète ? Il y a eu ce que l’on peut anticiper et les impondérables, des coups durs. Les vingt-trois qui sont là, j’ai confiance en eux. Ils le savent (…) Mon maître mot, c’est s’adapter. Je m’adapte. Sans regarder dans les rétros. L’expérience peut nourrir ma réflexion mais le plus important, c’est ce qui est devant nous. »

 

 

Le premier match face à la Roumanie

 

« C’est surtout un match d’ouverture. Le contexte sera particulier. Il faudra le gérer. Ce match n’est pas décisif mais il est très important. Il peut nous lancer. Pour moi, l’objectif a toujours été le 10 juin. Depuis deux ans, je pense à ce 10 juin. Chaque jour qui passe nous en rapproche. C’est un rendez-vous fabuleux. Il va falloir lâcher les chevaux, ne pas avoir de retenue, d’hésitations. Après, il y aura un rapport de force avec notre adversaire. Si j’ai mon équipe en tête ? Oui. Depuis un bon moment quand même. »

 

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