EURO 2016 : Les favoris à la victoire finale

En attendant de vous livrer une analyse vraiment détaillée pour chaque favori et outsider de l’épreuve, sitôt les listes officielles entérinées, Tribune Sports vous dresse un premier récapitulatif des forces en présence. Voici les quatre principaux favoris à la victoire finale lors de cet EURO 2016.

 

 

Allemagne

 

Il ne s’agit certainement pas de la même équipe que lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil mais, comme à son habitude, l’Allemagne répondra très probablement présent lors de cette phase finale. Triple vainqueur du tournoi (1972, 1980 et 1996), la Mannschaft reste sur une demi-finale en 2012 (perdue devant l’Italie, 0-2) et une finale en 2008 (perdue face à l’Espagne, 0-1).

Entre temps, la sélection allemande a su tirer son épingle du jeu en Coupe du Monde. Outre leur titre de 2014, les hommes Joachim Löw ont toujours été au rendez-vous depuis depuis 2006 avec deux demi-finales perdues, contre l’Italie déjà en 2006* (0-2, a.p.) puis face à l’Espagne – encore – en 2010 (0-1). En d’autres termes, l’Allemagne a toujours rallié le dernier carré des compétitions internationales depuis que Joachim Löw est à sa tête. Compte tenu le possible parcours qui lui est réservé cette année (détaillé plus tard dans la semaine, Nldr), il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement au cours de cet Euro.

 

 

Belgique

 

Il s’agit très certainement du principal outsider parmi les favoris… Si la prometteuse génération des Hazard, Courtois, Kompany (forfait), Witsel, De Bruyne, Lukaku, Fellaini ou Nainggolan arrive petit à petit à maturité, classer les Belges comme les principaux favoris du tournoi serait une erreur. Cela n’exclut cependant pas qu’il y ait une bonne surprise à l’arrivée le 10 juillet prochain du côté du Stade de France.

Sur le potentiel, cette génération dorée fait objectivement des Diables Rouges une des trois meilleures nations de la compétition. L’expérience collective de ce groupe pourrait toutefois porter préjudice. Avant de faire un quart de finale lors du Mondial brésilien de 2014, la Belgique n’avait plus participer à une phase finale depuis la Coupe du Monde 2002. Ce manque de repères au plus haut niveau avait d’ailleurs coûté une qualification à la sélection il y a deux ans devant l’Argentine (0-1). La principale interrogation sera de savoir si les Belges auront appris suffisamment vite de leurs erreurs au point de pouvoir hisser leur potentiel au niveau de leurs ambitions.

 

 

Espagne

 

Il n’y a pas énormément d’éléments à donner sur cette équipe, si ce n’est qu’il s’agit tout simplement du double tenant du titre (2008 et 2012). Une performance que seule l’Espagne a réussi à réaliser en quatorze éditions disputées. S’il faut bien évidemment prendre en considération la déroute du Mondial 2014, mettre la Roja à la poubelle en restant sur une compétition ratée serait tout de même un peu trop rapide.

Il faudra cependant tenir compte du fait que certains joueurs arriveront probablement cramés au début du tournoi, notamment les joueurs ayant récemment disputé la finale 100 % espagnole de la Ligue des Champions… au cours de laquelle Dani Carvajal a tout simplement perdu sa place pour cet EURO 2016 en raison d’une blessure.

Si l’expérience fait de l’Espagne un des deux grandissimes favoris de la compétition aux côtés de l’Allemagne, un gros bémol subsiste encore sur les conditions physiques de certains cadres du groupe.

 

 

France

 

Arrêtons de se cacher, voir l’Equipe de France stoppée au stade des demi-finales de son EURO – objectif annoncé par la FFF – serait une énorme déception pour la majorité des supporteurs… et des pseudo-fans débarqués à la dernière minute devant leur télévision, qui ne comprennent pas grand chose au football mais auront un prétexte béton pour ‘réveillonner’ le 10 juillet prochain en cas de sacre.

Malgré cette réelle quête de victoire finale, les Bleus restent un petit cran en-dessous de l’Espagne et de l’Allemagne. Tout juste relevée du massacre de Knysna (2010) deux ans auparavant, la France reste surtout sur de très gros échecs dans cette compétition. Depuis son deuxième sacre en 2000, elle n’a en effet jamais passé les portes des 1/4 de finale (2004 et 2012) et s’est même faîte piteusement éliminer dés le premier tour en 2008.

Si le potentiel, l’expérience du Didier Deschamps et le fait de jouer à domicile sont des atouts indéniables pour les Bleus, le manque de repères de ce groupe au plus haut niveau pourrait leur coûter cher en cas de match face à un mastodonte type Espagne ou Allemagne. La voie semble néanmoins tracée jusqu’en demi-finale.

 

 

* L’Allemagne était dirigée par Jürgen Klinsmann pendant le Mondial 2006.

 

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