EURO 2016 : Italie, à la recherche d’un buteur

Finaliste malheureuse de la dernière édition, l’Italie entend prendre sa revanche quatre ans plus tard à l’occasion de cet EURO 2016. Si la Squadra Azzurra avait réussi à créer la surprise en 2012 à la suite d’une Coupe du Monde 2010 déplorable, les chances de voir un tel scénario se reproduire cet été sont assez minces pour les hommes d’Antonio Conte.

A la ramasse offensivement, ces derniers auront comme principal atout une défense qui n’a jamais résisté aux assauts des grandes nations continentales ces derniers mois. Si l’histoire plaide pour eux, en terme de renversement de situation, le contexte actuel est cependant loin d’être le meilleur allié des Italiens.

 

 

Le climat avant l’EURO 2016

 

 

Cela ressemblera au parfait cliché mais jamais l’équipe d’Italie ne se sera présentée dans une compétition internationale avec aussi peu de certitudes offensives. Terminé le temps des Baggio, Del Piero, Toni ou autre Inzaghi, la relève est désormais assurée par Insigne, Pellè, Zaza, Immobile ou El Shaarawy… autrement dit, des joueurs qui n’auraient été au mieux que des seconds couteaux dans une véritable période concurrentielle.

A moins qu’un de ces derniers ne se révèle être un Salvatore Schillaci (1990) ou un Mario Balotelli (2012) en puissance, en basant toute une carrière sur une unique compétition internationale, l’Italie est condamnée à se retrancher sur ses certitudes… défensives. Car à défaut de posséder une attaque de feu, la Squadra Azzurra peut toujours se reposer sur ses valeurs sûres.

Invaincus tout au long de leur parcours durant les éliminatoires à cet EURO 2016, les hommes d’Antonio Conte reste la sélection européenne qui a encaissé le moins de buts en matchs officiels sur ces deux dernières années… avec seulement trois réalisations. Mieux encore, cette solidité défensive a permis aux transalpins de rester invaincu lors de cette campagne qualificative, comme cela fut également le cas avant les ‘Coupe du Monde’ 2010 et 2012 ou pour le précédent EURO en 2012.

Une donnée qui n’a pas pour autant été gage de réussite par la suite en phase finale puisque, en dépit d’une finale atteinte en 2012, l’Italie a été sortie dés le premier tour en 2010 et 2014. A celle-ci, il faut par ailleurs ajouter le fait que la Squadra Azzurra n’avait plus gagné depuis plus d’un an et demi lors d’un match amical avant de battre l’Ecosse (1-0) la semaine passée.

Pire encore, elle avait à chaque fois encaissé au moins un but au cours de ces rendez-vous face à des équipes renommées. L’Angleterre (1-1, mars 2015), le Portugal (0-1, juin 2015), la Belgique (1-3, novembre 2015), l’Espagne (1-1, mars 2016) ou encore l’Allemagne (1-4, mars 2016) avaient ainsi trouvé la faille dans la défense transalpine… Même la Roumanie (1-1), premier adversaire des Bleus à l’EURO 2016, avait su en faire de même au mois de novembre.

A quelques jours du début de la compétition, la question est donc de savoir les quelques certitudes défensives de l’Italie suffiront à pallier ses carences offensives afin d’aller au bout quatre ans après la finale perdue devant l’Espagne (0-4).

 

 

Le joueur clé de la sélection : Gianluigi Buffon

 

 

Il est avec Daniele De Rossi et Andrea Barzagli l’un des derniers survivants de l’équipe d’Italie victorieuse de la Coupe du Monde 2006. Dix ans plus tard, à 38 ans, Gianluigi Buffon n’a toujours pas intégrer le mot « déclin » dans sa carrière, aussi bien avec la Juventus Turin que sous le maillot de la Squadra Azzurra. Preuve en est, il a battu au mois de mars dernier le record d’invincibilité pour un gardien de but en Serie A en gardant sa cage inviolée durant plus de neuf matchs complets, auxquels s’ajoutent deux bouts de rencontres (pour un total de 973 minutes).

Champion du Monde 2006, Gianluigi Buffon espère toujours rejoindre Fabien Barthez et Iker Casillas au rang des portiers ayant réussi à emporter une Coupe du Monde et un EURO dans la peau de titulaire… après une finale perdue en 2012 et une compétition manquée en 2000 sur blessure. Cela semble certainement être la dernière occasion de sa carrière pour réaliser cet exploit… à moins qu’il ne soit encore présent en 2020.

 

 

Le grand absent de la liste : Marco Verratti

 

 

Cela aura été le grand feuilleton de la saison de l’autre côté des Alpes. Après des débuts compliqués avec la sélection, Marco Verratti commençait enfin à imposer sa patte sous le maillot italien. A peine ses marques prises, le milieu de terrain a été contraint de stopper nette sa progression au sein de la Squadra Azzurra à compter de l’automne dernier, en raison d’une pubalgie tenace.

Après de longues semaines d’attentes, d’espoirs et de retours avortés avec le Paris Saint-Germain… Marco Verratti a finalement été contraint d’accepter une opération à la fin du mois d’avril et, de fait, de renoncer à cet EURO 2016. A l’heure actuelle, l’Italie attend donc toujours de voir les éternelles promesses que le joueur a laissé entrevoir du côté du PSG.

 

 

La liste des 23 de l’équipe d’Italie

 

 

Gardiens: Gianluigi Buffon (Juventus/ITA), Federico Marchetti (Lazio/ITA), Salvatore Sirigu (Paris SG/FRA).

Défenseurs: Andrea Barzagli (Juventus/ITA), Leonardo Bonucci (Juventus/ITA), Giorgio Chiellini (Juventus/ITA), Angelo Ogbonna (West Ham/ANG).

Joueurs de couloir: Federico Bernardeschi (Fiorentina/ITA), Antonio Candreva (Lazio/ITA), Matteo Darmian (Manchester United/ENG), Mattia De Sciglio (AC Milan/ITA), Stephan El Shaarawy (AS Rome/ITA).

Milieux de terrain: Daniele De Rossi (AS Rome/ITA), Alessandro Florenzi (AS Rome/ITA), Emanuele Giaccherini (Bologne/ITA), Thiago Motta (Paris SG/FRA), Marco Parolo (Lazio/ITA), Stefano Sturaro (Juventus/ITA).

Attaquants: Eder (Inter Milan/ITA), Ciro Immobile (Torino/ITA), Lorenzo Insigne (Naples/ITA), Graziano Pellè (Southampton/ANG), Simone Zaza (Juventus/ITA).

 

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