‘Fausse polémique’ : Hatem Ben Arfa remplaçant, rien de plus logique !

On lui promettait le FC Barcelone, le FC Séville ou encore l’Olympique Lyonnais… Hatem Ben Arfa a finalement atterri au Paris Saint-Germain cet été. Loin d’être un titulaire à part entière aux yeux d’Unai Emery pour le moment, certains voudraient faire croire que l’international français est déjà grillé au PSG.

 

Pourtant, avec un minimum de lucidité, Hatem Ben Arfa n’a jamais été annoncé comme un titulaire indiscutable lors de son arrivée au PSG. Mis à part pour les inconditionnels supporteurs du joueur, qui l’envoyaient comme un élément indispensable des Bleus à l’EURO après une saison réussie en dix ans de carrière, l’ex-pensionnaire de l’OGC Nice savait pertinemment qu’il n’arrivait pas en terrain conquis dans la capitale.

Désiré par Unai Emery, le joueur devra avant tout faire ses preuves s’il veut espérer avoir sa place dans le onze type. Le nouveau coach parisien ne fait d’ailleurs exception avec personne. Aucun élément du PSG n’a de passe-droit cette saison, au contraire des trois années de l’ère Laurent Blanc. Preuve en est, même Grzegorz Krychowiak – pourtant annoncé comme l’homme de base d’Emery lors de son arrivée – n’a pas disputé la moindre minute en match officiel cette saison.

Aujourd’hui, Hatem Ben Arfa est encore loin de s’être grillé aux yeux de son entraineur. Il doit néanmoins en faire plus s’il veut espérer obtenir davantage de temps de jeu. Si un joueur comme Lucas Moura est aujourd’hui devant lui dans la hiérarchie, cela n’est pas dû au hasard. Cela ne signifie pas que le Brésilien a plus de talent que l’ancien Lyonnais, mais simplement qu’il est susceptible d’apporter davantage de solutions dans le jeu de l’équipe à l’heure actuelle.

 

 

Encore un train de retard pour Hatem Ben Arfa

 

De nombreuses explications appuient ce raisonnement. Premièrement, Lucas Moura a plus d’automatismes que Ben Arfa avec ses coéquipiers. Entre un joueur arrivé au club quatre années auparavant et un autre débarqué seulement deux mois plus tôt, il n’y a pas photo au niveau de l’intégration et de la connaissance du jeu de l’équipe. Deuxièmement, le niveau de forme. Qu’on le veuille ou non, Hatem Ben Arfa est encore très loin d’être dans une forme idéale pour espérer apporter ce plus nécessaire dans le jeu parisien. Si cet aspect physique s’améliore de jours en jours, il ne devrait plus tarder à véritablement être opérationnel d’un point de vue concurrentiel.

Enfin, dernier élément à prendre en compte : l’envie. Car aujourd’hui, entre les Lucas Moura, Javier Pastore ou autre Edinson Cavani – qui ont visiblement les crocs après trois années passées à errer comme des pestiférés sous le joug de Laurent Blanc – et un Hatem Ben Arfa qui faisait office de Dieu vivant du côté de l’OGC Nice la saison dernière, l’envie ne semble pas être la même en ce début d’exercice 20106 / 2017.

Et dans un club comme le PSG, où chaque joueur se vaut plus ou moins techniquement dans son secteur de jeu, c’est l’aspect mental qui fait en grande partie la différence. Contrairement à l’année passée du côté de l’OGC Nice, Ben Arfa doit ainsi composer avec des Lucas Moura, Javier Pastore, Angel Di Maria, Jesé Rodriguez et consorts… une concurrence d’un tout autre niveau en comparaison des Alassane Pléa, Valère Germain et autre Vincent Koziello. Non seulement d’un point de vue technique, mais également mental.

Si pour l’heure le ‘numéro 21’ du PSG est encore loin de s’être grillé, il devra malgré tout se faire violence pour espérer devenir un cadre titulaire de cette équipe… car même Lucas Moura – aussi contesté (voire contestable) soit-il – ne cédera pas sa place aussi facilement. Une fois prêt, physiquement et psychologiquement, il pourra alors batailler pour faire son trou dans le onze type d’Unai Emery.

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