L1 / Bilan : ASSE, des ambitions rattrapées par la réalité

Malgré son souhait de progression constante, l’ASSE ne visait pas le podium en début de saison. Après une cinquième place en Ligue 1 lors du précédent exercice, l’AS Saint-Etienne espérait avant tout retrouver le quatrième rang lors de cette saison 2015 / 2016, comme cela avait été le cas deux ans auparavant.

 

Le parcours de l’ASSE

 

Une intention qui aurait de toute façon été déplacée tant les hommes de Christophe Galtier débutent mal leur saison. En dépit d’une qualification pour les barrages de l’Europa League, acquise suite à un troisième tour préliminaire passé sans réel encombre, les Verts entament ce nouvel épilogue de Ligue 1 par une défaite du côté de Toulouse (1-2) puis par un nul face à Bordeaux (1-1)… le tout en encaissant au moins un but sur coup de pied arrêté à chaque reprise.

Suite à deux premières rencontres délicates, l’ASSE enchaine par deux victoires sur Lorient (1-0) et Bastia (2-1) pour conclure le mois d’août. Mieux encore, le mois de septembre voit les Stéphanois poursuivre leur bonne série grâce à trois succès consécutifs supplémentaires suivis d’une sévère claque à domicile devant l’OGC Nice (1-4). Un temps sur la deuxième marche du podium, l’AS Saint-Etienne aura plus vite fait d’en descendre que de savourer. Caen (0-1) puis le PSG (1-4) viendront contrecarrer deux victoires acquises par les Verts du côté de Geoffroy-Guichard en octobre.

Le mois de novembre sera celui de tous les supplices pour ces derniers avec un revers face à un présumé gros du championnat, l’Olympique de Marseille (0-2), mais surtout une humiliation dans le derby devant l’Olympique Lyonnais (0-3) pour l’ultime du genre du côté de Gerland. Catastrophique à l’extérieur, l’ASSE reprendra sa bonne série à domicile en ponctuant cette fin d’année 2015 par deux victoires, un match nul et une sixième place au classement.

Hormis un accroc fin janvier dans le Chaudron face au PSG (0-2), cette année commence comme la dernière s’était conclue : par un parcours sans faute à la maison et des échecs en déplacement… et une revanche prise sur l’OL (1-0) mi-janvier.

Chargé sur le papier, le mois de février sera également celui de la fin des espoirs pour Saint-Etienne en raison d’un blocage mental dans les instants cruciaux. Fort de deux succès consécutifs à l’extérieur en Ligue 1, le club forézien craque une première fois à domicile dans les dernières minutes devant l’AS Monaco (1-1). Quelques jours plus tard, c’est l’OM – pourtant réduit à dix contre onze – qui renverse la situation devant les Verts au bout du temps additionnel (1-1). Dans la foulée, le FC Bâle profitera de cette faiblesse psychologique pour crucifier les hommes de Christophe Galtier (1-2)… qui craqueront une dernière fois dans le dernier quart d’heure quatre jours après face à Caen (1-2).

En l’espace de deux semaines, Sainté a dit adieu au podium en championnat mais a surtout été tristement sorti de l’Europa League. Le mois de mars ne va pas arranger les choses. Une élimination en Coupe de France et deux matchs sans victoires plus tard en Ligue 1, qui portent le total à cinq de rang en championnat, les hôtes de Geoffroy-Guichard pointent alors à une pâle huitième position au classement. La résurrection interviendra mi-mars avec une correction infligée à Montpellier (0-3) avec trois buts inscrit dans la dernière demi-heure de la partie, alors que les Héraultais avait globalement une meilleure emprise sur la rencontre.

Peu importe la manière, le mot d’ordre est la victoire à tout prix. Avec ce nouvel état d’esprit, les Verts enchainent par cinq autres succès d’affilée, le tout sans encaisser le moindre but. Après un dernier match nul au Chaudron (très) heureux – pour ne pas dire miraculeux – devant Toulouse (0-0), l’ASSE a son destin en main pour se maintenir à cette quatrième place. Parce qu’il y a tout de même une certaine justice en football, l’équipe qui a refusé le jeu finira par mourir de ses propres craintes face à la folie de l’OGC Nice (0-2) puis du LOSC (0-1).

Deux matchs qui coûtent cher à Saint-Etienne dans sa quête de la quatrième place mais qui résument parfaitement la saison stéphanoise, tant le club a eu du mal à remporter les rencontres charnières tout au long de cet exercice face à des concurrents directs. Le sacre du PSG sur l’OM en finale de la Coupe de France offrira tant bien que mal une place européenne à Sainté quelques jours plus tard.

 

L’homme de la saison : Stéphane Ruffier

 

Si l’Olympique de Marseille avait Jésus dans les buts, l’AS Saint-Etienne s’est pour sa part contentée de Moïse… un moindre mal !

Avec Stéphane Ruffier, l’ASSE a en effet écarté la défaite de son chemin à de nombreuses reprises cette saison. Le match le plus parlant restera celui de fin de saison face au Toulouse Football Club (0-0), au cours duquel l’international français aura réussi des prouesses tout au long de la première demi-heure de la rencontre afin d’offrir le point du nul aux siens.

 

La punchline de la saison : « Tu me regarderas le jeudi soir à la télé »

« Guignol, rentre chez toi ! N’oublie pas de me regarder le jeudi en Europa League. La prochaine fois, tu fermeras ta gueule avant de m’insulter. »

(03 janvier 2016, Stéphane Ruffier à l’issue d’une séance de tirs au but victorieuse en Coupe de France)

 

Le match de la saison : Olympique de Marseille – AS Saint-Etienne (1-1), 27e Journée de Ligue 1

 

C’est très certainement le match qui a fait plonger l’AS Saint-Etienne dans la sinistrose à la sortie de l’hiver. Une semaine après un premier but concédé dans les dernières minutes de la rencontre face à l’AS Monaco, l’ASSE encaisse un but dans les arrêts de jeu… alors que les Verts, en supériorité numérique, avaient ouvert la marque cinq minutes avant le coup de sifflet final.

Entre traumatisme et malédiction, les hommes de Christophe Galtier se feront éliminer quelques jours plus tard de la scène européenne par le FC Bâle (1-2) à cause d’un but dans les arrêts de jeu… alors qu’une égalisation deux minutes auparavant leur offrait la qualification pour le tour suivant. Il faudra près d’un mois aux Stéphanois pour retrouver le chemin de la victoire en Ligue 1. Un délai trop important qui mettra fin aux espoirs de podium de l’ASSE.

 

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