L1 / Bilan : FC Lorient, la saison de tous les extrêmes

Comme chaque année, le FC Lorient cherchait avant tout à assurer son maintien dans l’élite cette saison… si possible avec la manière dans le contenu des matchs. De la folie et du réalisme, c’est en gros les ingrédients que devaient mettre les hommes de Sylvain Ripoll au cours de cet exercice.

 

Le parcours du FC Lorient

 

1… comme le nombre de journée de championnat que le FC Lorient aura passé en tant que relégable au cours de la saison 2015 / 2016, à l’issue d’une claque reçue du côté d’Auguste-Delaune face au Stade de Reims (4-1) au soir de la 4e Journée de Ligue 1. Cette humiliation ne sera toutefois pas la seule pour les Merlus durant cet exercice. Le LOSC (0-3, 18e Journée), Angers SCO (1-5, 31e Journée) ou encore les Girondins de Bordeaux (0-3, 37e Journée) profiteront ainsi de ces largesses lorientaises plus tard dans la saison.

Le point commun entre ces claques : elles ont toutes été subies par les Merlus en déplacement. Du côté du Moustoir, la donne n’a pas été identique. Mis à part une leçon infligée par l’Olympique Lyonnais (1-3) dans le jeu le 03 avril dernier, le soir de l’anniversaire du club, le FC Lorient a souvent régalé son public à domicile. Angers SCO (3-1, 5e Journée), les Girondins de Bordeaux (3-2, 9e Journée), l’ESTAC Troyes (4-1, 13e Journée) ou encore l’En Avant de Guingamp (4-3, 27e Journée) auront ainsi goûté à la furia bretonne.

Au-delà de ces succès, la saison lorientaise restera aussi comme celle des retournement de situation invraisemblables. Le succès du début de saison face à l’AS Monaco à Louis-II (3-2, après avoir mené 2-0 puis rejoint à 2-2), le nul en fin de saison face au Toulouse Football Club (1-1, avec une égalisation de Zargo Touré dans les arrêts de jeu), la défaite face à l’AS Saint-Etienne (0-2, dans le dernier quart d’heure après voir dominé la majorité de la partie), mais aussi le revers au Parc des Princes devant le PSG (3-1, après une première mi-temps de grande envolée) en seront la parfaite illustration.

Peu importe le résultat final, le FC Lorient est une des rares équipes qui ne cesse jamais de jouer les coups à fond sans chercher à verrouiller le jeu en Ligue 1. Une particularité rarissime dans le championnat de France pour un club à petit budget.

 

L’homme de la saison : Sylvain Ripoll

 

On a beau retourner le problème dans tous les sens, il est pratiquement impossible de ressortir un joueur du lot dans cette équipe du FC Lorient. Si les individualités ont souvent été au rendez-vous, aucune d’entre elles n’a véritablement tiré le collectif tout au long de la saison.

Preuve en est avec la ligne offensive : Majeed Waris et Benjamin Moukandjo ont chacun eu leur période au cours de cet exercice. Arrivé l’hiver dernier, Jimmy Cabot s’est rapidement montré décisif au sein d’un collectif huilé aux côtés des Mesloub, Jeannot ou autre Philippoteaux.

C’est finalement Sylvain Ripoll qui pourrait se voir décerner le titre de ‘Lorientais de la saison’ puisque, par son travail, le coach des Merlus a réussi à amener de la complémentarité entre les joueurs sur le terrain… y compris lorsqu’il s’agissait de compenser l’absence de joueurs cadres. Une substitution qui s’est rarement faite remarquée.

 

La punchline de la saison : « On ne peut pas rester au Moyen-Âge »

 

« On avait dit qu’il ne faudrait pas avoir de regrets… Je suis très fier du match de mes joueurs, mais on subit une situation où la rencontre aurait eu une tournure totalement différente si le penalty indiscutable avait été sifflé. On a quatre occasions plus un penalty non sifflé et on ne marque pas, alors que le PSG en a deux et marque un but.

Si Guerreiro avait été Parisien, le penalty aurait été sifflé, j’en suis sûr à 100 % ! Alors, s’il vous plaît, mettez la vidéo dans le football et vite. Dans les petits clubs comme le nôtre on travaille dur toute l’année et on est très pénalisés par ce genre de choses. J’en ai discuté tranquillement avec monsieur l’arbitre (M.Moreira), qui était désolé, dépité. Les arbitres sont humains. Il faut donc les aider en leur mettant la vidéo, c’est indispensable. On ne peut pas se permettre de rester ainsi, au Moyen-Âge… »

 

(19 avril 2016, Loïc Féry suite à l’élimination du FC Lorient en 1/2 finale de la Coupe de France)

 

Le match de la saison : FC Lorient – En Avant de Guingamp (4-3), 27e Journée de Ligue 1

 

Il s’agit très certainement du match qui illustre le mieux cette saison réalisée par le FC Lorient, durant laquelle les Merlus auront été capables du meilleur comme du pire. Le pire, c’est cette entame de match catastrophique qui les voit rapidement encaisser un but au cours de ce derby (Salibur, 3e). C’est également une avance creusée au tableau d’affichage peu de temps avant la pause (Salibur, 37e)… alors que les Lorientais poussaient pour revenir à la marque depuis une bonne vingtaine de minutes.

Le meilleur, comme cette réduction du score de Waris (38e) dans la foulée, une égalisation expresse dés le retour des vestiaires (Jeannot, 48e) et une prise en main de la partie dans les instants qui suivent (Waris, 49e). Une très grande force de persuasion se mêle également à cette capacité de réaction comme le prouvera ce soir-là le but de la victoire de Guerreiro (90e +2) au bout du temps additionnel, suite à une égalisation préalable de Briand (59e).

Une victoire au forceps, des retournements de situation, une capacité à jouer vers l’avant mais également à se faire punir en se livrant parfois un peu trop… c’est un peu cela le jeu à la Lorientaire version 2015 / 2016. Si cela s’est souvent ponctué par de grosses fessées, c’est également de cette manière que les Bretons ont su apporter un brin de folie à leur saison.

 

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