L1 / Maintien : TFC, les mouches ont-elles changé d’âne ?

Intraitable à domicile depuis la nomination de Pascal Dupraz à la tête de l’équipe première, le Toulouse Football Club a été battu par l’Olympique Lyonnais (2-3) au Stadium municipal samedi après-midi. Suffisant pour remettre en cause l’opération maintien du TFC ?

 

Un sérieux coup d’arrêt pour le TFC

 

Le gouffre devenu trou, il faut encore boucher celui-ci. Et à quatre journées de la fin, l’occasion était belle ce weekend suite à la défaite du Stade de Reims en ouverture de la 35e Journée. Moins de vingt-quatre heures plus tard, le TFC s’inclinait donc après avoir mené au score, être revenu miraculeusement à la marque et en encaissant trois buts en dix minutes.

Si le fait d’être battu à domicile par l’Olympique Lyonnais n’a rien d’infamant, compte tenu la dynamique des Gones depuis le mois de février, l’opération commando prônée par Pascal Dupraz lors de son arrivée connait un sérieux coup d’arrêt dans un moment inopportun… une semaine après un match nul concédé face au FC Lorient.

Dans l’absolu, un nul au Moustoir suivi d’une défaite face à l’OL ne peuvent pas être considérés comme de véritables contreperformances. Reste néanmoins que ces deux rencontres se sont construites par le biais d’un scénario identique : une ouverture du score et des buts pris dans les dernières minutes de la partie. Un scénario qui n’est pas sans rappeler celui aperçu durant de longues semaines cette saison du côté du TFC, qui a (trop) souvent eu cette fâcheuse tendance à perdre des points dans les moments cruciaux de la partie sous l’ère Arribagé.

Trois buts concédés dans le dernier quart d’heure en deux matchs, voire quatre à deux minutes près (l’égalisation de Clément Grenier ayant eu lieu à la 73e minute samedi), cinq points perdus sur ces deux rendez-vous dans ce fameux dernier quart d’heure… Le renouveau insufflé par Pascal Dupraz a peut-être montré ses limites d’un point de vue comptable… et mental, au regard de l’extrême nervosité dont ont fait preuve ses joueurs sur cette fin de rencontre.

Une réaction qui prouve que les hommes sont concernés par le maintien… mais aussi qu’ils n’ont pas une véritable maitrise sur les événements. Succomber à la pression ne semble pourtant pas être le meilleur moyen pour remplir l’objectif affiché.

 

Un mental plus fort que le calendrier

 

Psychologiquement, ce revers peut en effet laisser des traces. Revenir dans la course au maintien quand on n’a plus rien à perdre est une chose, réussir à supporter la pression quand l’objectif est à portée de bras en est une autre. En plus de prendre un coup derrière la tête samedi, les Toulousains ont également relancé le mental des Rémois qui, en dépit de leurs deux défaites de rang, n’auront finalement perdu qu’un petit point en deux matchs sur le TFC.

A trois matchs du terme de cet exercice, les occasions de s’extraire de la zone rouge ne seront pas nombreuses mais force est de constater que Toulouse en a manqué une belle lors de cette 35e Journée de Ligue 1. Bien que le premier non-relégable soit toujours à trois petites longueurs, l’écart ne se réduit plus suffisamment vite à cet instant de la saison.

En plus de ne plus se réduire, celui-ci pourrait au contraire à nouveau se creuser dans les heures qui viennent en cas de succès du Gazélec Ajaccio sur le SC Bastia ce dimanche. Plus que le calendrier ou le jeu, a priori favorables au TFC sur le papier, c’est désormais l’aspect psychologique qui fera la différence à cet instant de la saison.

Une donnée que les dirigeants du Stade de Reims ont pris en compte samedi au moment de remercier Olivier Guégan afin d’insuffler, à leur tour, une nouvelle dynamique mentale pour ces trois rencontres qui seront forcément décisives.

 

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