L2 / Montée : Nancy, symbole d’un renouveau à l’Est

A trois matchs de la fin de cet exercice 2015 / 2016 de Ligue 2, l’AS Nancy Lorraine a validé son accession pour la Ligue 1 lundi soir en conclusion de la 35e Journée. A l’image des Nancéiens, le FC Metz et le Racing Club de Strasbourg Alsace sont eux aussi en embuscade pour grimper dans le wagon de la division supérieure.

 

Une demi-décennie de purgatoire à l’Est

 

Longtemps espéré, ce nouveau souffle a mis du temps à être trouvé. Mis à part une accession en Ligue 1 à gauche, à droite de Nancy ou de Metz, le football de l’Est était à l’abandon ces dernières années. Il faut dire que les évènements n’allaient pas dans le sens du vent depuis le début de la décennie.

Entre une relégation administrative en CFA 2 pour Strasbourg à l’aube de la saison 2011 / 2012, l’absence de stade retenu pour le prochain Euro (malgré les présences initiales de Marcel-Picot et de La Meinau parmi les candidats) puis la désertion de la première division par ces clubs historiques… le football de l’Est était laissé pour mort ces dernières saisons.

 

Nancy, instigateur du renouveau

 

Cette saison 2015 / 2016 est cependant en passe de devenir celle du renouveau du football de l’Est. Alors que Nancy a obtenu sa promotion parmi l’élite en début de semaine, le club lorrain pourrait très prochainement être imité par le FC Metz, qui occupe actuellement le troisième rang de la Ligue 2. Cette embellie ne se limite pas pour autant à une potentielle double accession en Ligue 1. Au niveau inférieur, c’est Strasbourg – leader du National – qui est en passe de valider son ticket pour l’échelon supérieur.

Comme au plus fort de son temps, durant les années 1970 puis 1990, le football alsaco-lorrain est ainsi sur le point de renaitre de ses cendres après une décennie de purgatoire. Avec ces montées à venir, ce sont de véritables derbys à enjeux qui vont renaitre. Fini les fausses affiches face à Colmar, Schiltigheim ou Belfort, le Racing Club de Strasbourg Alsace pourrait à nouveau se frotter au FC Metz dans quelques mois.

Malgré une affluence plus que correcte en National, une montée en Ligue 2 – avec un derby en prime – permettrait à coup sûr de faire gonfler la billetterie de La Meinau dés le mois d’août du côté. Figurant parmi les trois meilleures affluences de Ligue 2, Marcel-Picot (14.800 spectateurs de moyenne) et Saint-Symphorien (12.600 de moyenne) sont également susceptibles d’afficher complets lors de derbys la saison prochaine en cas de remontée du FC Metz en Ligue 1.

 

La tournante des suprématies régionales

 

L’Est n’est cependant pas en reste au niveau du football professionnel. Ces derniers temps, les implantations régionales ont souvent eu leur place en Ligue 1. Au début de la décennie, le Nord de l’hexagone avait en effet eu son âge d’or lorsque le RC Lens, Valenciennes AFC et Boulogne-sur-Mer venaient épauler le LOSC en Ligue 1. Dans le même temps, le Rhône -Alpes avait réussi un tour de force en plaçant des valeurs montantes comme le Grenoble Football 38 et Evian-Thonon-Gaillard FC aux côtés des historiques AS Saint-Etienne et Olympique Lyonnais.

A l’aube des années 2010, ce fut au tour de l’ouest de la France de grignoter quelques places dans l’élite avec des valeurs sûres telles que le Stade Rennais, le FC Nantes, l’En Avant de Guingamp et le FC Lorient… et d’autres moins sûres comme le Stade Brestois. Depuis plusieurs saisons, c’est toutefois le sud-est de la France qui tire son épingle du jeu avec l’OGC Nice, l’AS Monaco, l’Olympique de Marseille, le SC Bastia et un ou deux clubs supplémentaires comme Istres, Arles-Avignon ou Ajaccio.

En attendant de suivre ces modèles d’implantations en Ligue 1, le football de l’Est devra commencer par s’intégrer dans son antichambre, à l’image des clubs franciliens ou bourguignons. Reste qu’avec des écuries aussi bien structurées que Metz, Nancy ou Strasbourg (du point de vue des infrastructures ou de la ferveur locales), imaginer un trio alsaco-lorrain à nouveau installer en Ligue 1 dans les années à venir est de l’ordre du possible.

Depuis lundi soir, les Nancéiens ont en tout cas pris une longueur d’avance sur leurs voisins. Ils attendent désormais de voir Messins et Strasbourgeois les imiter dans les semaines ou les mois à venir afin de récupérer la suprématie régionale en Ligue 1… comme aux plus belles heures du football de l’Est.

 

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