L1 : Peur de gagner, cet OL là n’a pas de mental

L’occasion était belle pour l’Olympique Lyonnais dimanche soir. Avec le match nul de l’OGC Nice vendredi soir et un résultat identique pour l’AS Saint-Etienne un peu plus tôt dans la journée de dimanche, les Gones avaient la possibilité de monter sur le podium. Comme souvent cette saison, ils n’ont pas répondu présent au moment attendu.

 

Un craquage mental prouvé par des faits

La saison de l’Olympique Lyonnais pourrait se résumé à un fait de match : le penalty manqué d’Alexandre Lacazette contre La Gantoise au mois de septembre, alors que Lyon évolue depuis plus d’une heure à onze contre dix. Si l’état d’esprit lyonnais a souvent été vanté durant le précédent exercice, cette équipe n’a en contrepartie aucun mental dans les moments importants.

Souvent efficace dans un rôle de challenger, Lyon n’a pas les épaules lorsqu’il doit évoluer dans la peau d’un favori. Preuve en est : alors qu’elle n’était pas attendue après un mois d’août catastrophique, la jeunesse rhodanienne avait longtemps mené la vie dure au Paris Saint-Germain la saison passée. Cette saison devait être celle de la confirmation. Force est de constater que l’OL n’a pas les capacités psychologiques nécessaires pour relever ses objectifs.

Rappelons-nous l’épisode La Gantoise et cette campagne européenne complètement gâchée, malgré un réveil à Mestalla contre le FC Valence lors de la dernière journée… dans un match qui n’avait plus aucun enjeu pour Lyon.

Rappelons-nous la rencontre aller face à l’Olympique de Marseille au Vélodrome, où à onze contre dix et menant à la marque, l’OL se fait marcher dessus… alors que la victoire ne doit pas lui échapper.

Rappelons-nous la dernière rencontre à Gerland, durant laquelle l’OL est battu par une équipe d’Angers SCO au style minimaliste mais efficace… alors qu’une grande fête avait été préparée en coulisses de longues semaines auparavant.

 

Une rencontre à l’image de la saison

A chaque fois que l’Olympique Lyonnais avait la possibilité de concrétiser un objectif cette saison, il a succombé à la pression, à cette peur de réussir. C’est d’ailleurs lorsqu’il était en plein coeur du ventre mou cette saison que l’OL a enchainé ses trois victoires de rang. Une fois l’objectif podium dans la mire, tout s’écroule devant le LOSC.

Pire que la défaite, c’est cette impuissance générale et la nervosité ambiante -résumée par deux expulsions- qui ont inquiété face aux Dogues. Au cours de cette rencontre, c’est d’ailleurs lorsque les Gones se sont retrouvés à dix contre onze, donc dos au mur, qu’ils ont commencé à jouer. Parce qu’ils n’avaient plus rien à perdre à ce moment précis alors qu’ils avaient tout à gagner à onze contre onze au début de la partie. Parce qu’à 0-1 et à dix contre onze, la pression était alors passée sur les épaules des Lillois.

 

L’objectif deuxième place, plus une nécessité qu’une réalité

Cette insouciance lyonnaise du précédent exercice, qui compensait le manque d’expérience, a disparu cette saison. En 2015 / 2016, non seulement l’OL est désormais soucieux, mais il n’est pas plus expérimenté quand il s’agit de gérer une situation. Avec tous ces éléments en main, on se dit finalement que Jean-Michel Aulas avait bien raison de viser la deuxième place de l’AS Monaco, aujourd’hui à dix points.

En prônant un objectif ‘deuxième place’, le président de l’OL semblait tout simplement désireux d’alléger l’esprit de ses joueurs, qui se doivent en réalité d’atteindre coûte que coûte la troisième position. Depuis sa marche en avant au mois de décembre, le club princier est en réalité inaccessible. Car contrairement aux Lyonnais -et à leur craquage mental- les Monégasques, eux, savent remporter les rendez-vous importants.

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