L1 – Humeur : Défait par Rennes, l’OM s’enfonce dans le ridicule

Il aura suffi de 15 petites minutes aux Rennais pour montrer l’étendue des faiblesses marseillaises – déjà si criantes les semaines passées – et plonger le Vélodrome dans une immense colère. Un quart d’heure, et trois buts inscrits – par l’intermédiaire de Gourcuff, Diagne et Dembélé. Titulaire ce soir, l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais marquait ainsi son premier but depuis un an et demi et une réalisation face à… Marseille, en octobre 2014.

Alors, certes, les Olympiens ont réagi grâce à Florian Thauvin (1-3, 20e). Mais les hommes de Michel sont ensuite très vite retombés dans leurs travers. Michy Batshuayi, plus fort pour râler auprès de l’arbitre que pour mettre la balle au fond, a ainsi gâché deux occasions quasiment coup sur coup. Clamant son amour de l’OM sur tous les toits, l’attaquant belge n’a plus marqué en Ligue 1 depuis près d’un mois en championnat et est aujourd’hui clairement en dessous de ce que doit produire un attaquant évoluant avec le maillot bleu et blanc. Certains diront que Marseille a fait le jeu en fin de première période et méritait mieux. Mais était-ce vraiment aux Rennais de se mettre en danger et de se découvrir ? Certainement pas.

 

La fébrilité gagne même Mandanda

Le pire dans tout ça ? C’est que les Phocéens ont cru pendant un instant pouvoir renverser la situation, d’autant plus après la réalisation de Rolando (2-3, 50e) – bien aidé par Costil. Mais le sort est parfois cruel… Si impérial ces dernières semaines, voire ces derniers mois, l’exemplaire Steve Mandanda se trouait à son tour sur une frappe de Yoann Gourcuff, qui inscrivait là son deuxième but de la soirée et qui redonnait de l’air aux siens (4-2, 59e).

Qu’a fait Michel dans tout ça ? Ne cessant de répéter à qui veut bien l’entendre son rôle de patron et de responsable, l’entraîneur espagnol est en revanche beaucoup moins fort devant un tableau noir que devant les micros. Ses joueurs ne l’ont pas lâché ? Alors comment expliquer une telle débandade dans les premiers instants de la partie ? Comment est-ce possible que l’OM attende 15 minutes et trois buts d’écart pour se réveiller ? Indigne du niveau professionnel.

Il y aura toujours une bonne excuse

Comme si l’humiliation n’était pas suffisante, Giovanni Sio venait ridiculiser un peu plus l’OM en inscrivant le cinquième but breton (77e, 5-2).

Une chose est sûre, et ce depuis plusieurs semaines maintenant, ce Marseille là ne peut décemment pas viser l’Europe. Alors oui, du président aux joueurs en passant par « l’entraîneur » (qui n’a très honnêtement d’entraîneur que le titre), ils vont certainement étaler toutes leurs déceptions et promettre de faire mieux. Mais ces promesses, les supporters marseillais les entendent depuis bien trop longtemps cette année, sans qu’elles ne soient suivies d’actes derrière.

Mais n’ayant pas peur du ridicule, un membre du club trouvera bien une excuse à donner : le maillot trop rouge des Rennais, l’herbe pas assez coupée, le vent, le froid, la coupe de cheveux de Romain Alessandrini… Parfait exemple, le CM olympien retenait à l’issue de la rencontre… les premières minutes d’Abou Diaby. C’est vrai que quand on perd 5-2, devant son public, les 15 minutes jouées par l’international français – qui ne changera de toute façon pas grand-chose à la saison de l’OM – paraissent fondamentalement importantes…

 

 

 

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