Monaco : Makelele, « Je n’ai jamais pu travailler avec Jardim »

Quelques heures après son départ amiable de l’AS Monaco, Claude Makelele s’est livré auprès de L’Equipe. Dans l’édition du jour, le désormais ex-directeur technique du rocher a notamment dévoilé son point de vue sur la guerre des clans franco-lusitanienne qui régnait au sein du club avec Leonardo Jardim et Luis Campos.

 

 

Les raisons de son départ

« On a fait un bilan de ces cinq mois, ça c’est bien passé. Je lui ai expliqué que pour être utile dans ce rôle, j’avais besoin de me sentir libre, responsable et en confiance, ce qui n’était pas le cas. Je lui ai dit que je n’avais pas trouvé ma place, que je ne m’épanouissais pas et que je ne pouvais pas continuer comme ça. On s’est serré la main et on se quitte bons amis. Vadim veut voir son club réussir. On a eu une bonne relation, c’est pour ça que j’ai été honnête avec lui, car il m’avait fait venir. »

 

 

Son apport à l’AS Monaco

« Je pense avoir contribué à la restructuration du centre de formation. J’ai permis l’arrivée de Bertrand Reuzeau (ex-PSG et nouveau directeur du centre) et contribué à la signature de très bons espoirs. Bertrand est très compétent et je pense que l’ASM me remerciera un jour (…) Le bilan est très positif. Je n’était responsable ni du terrain ni du recrutement. Ce rôle de directeur technique m’a permis de toucher à tout. C’est une fonction qui me convient. Mes messages passent bien. »

 

 

La guerre des clans

« Non, il n’y a pas eu de guerre. Et puis avant que j’arrive, il y avait d’autres problèmes. On a parlé d’une guerre des clans mais, pour moi, ce n’en est pas une, c’est un choc de cultures. On travaille différemment. Et la différence est telle qu’il est difficile de collaborer. J’ai travaillé au Real Madrid, à Chelsea, à Paris, je me suis adapté partout. Ici, je n’ai jamais trouvé la cohésion. »

 

 

Son regard sur Leonardo Jardim

« Jardim, je lui ai laissé le temps de montrer qui j’étais. On s’est découvert l’un et l’autre, humainement je dirais, mais je n’ai jamais pu travailler avec lui. Il était dans son mode de fonctionnement, il n’a jamais voulu en sortir et on n’a jamais travaillé ensemble. Avec le temps, il a dû réaliser que je n’étais pas un danger mais il est resté fermé. Je ne lui en veux pas. Les conditions n’étaient pas réunies pour que je puisse avancer. J’ai travaillé main dans la main avec Carlo Ancelotti, je ne cherche pas la lumière ou la reconnaissance, je les ai déjà eues sur le terrain. Mais je sais l’importance de la cohésion et elle n’était pas là.  »

 

 

Son avis sur Luis Campos

« Je ne le connaissais pas. Je savais que c’était un ‘scout’ (alors qu’il est en réalité responsable de la cellule de recrutement) qui travaille de son côté. Je ne peux pas en dire plus. Dans mon univers footballistique, il est inconnu. »

 

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