OM : Renvoi et succession, flou total autour de Michel

Elle guettait depuis des mois, se rapprochait ces dernières semaines mais ce coup-ci, la crise est bel et bien présente à l’Olympique de Marseille. Plus qu’une banale crise de résultats, qui perdure depuis le début de la saison, c’est une crise structurelle qui touche désormais l’OM. Du terrain à l’administratif, aucun secteur n’est aujourd’hui épargné.

 

Michel évincé dans la semaine ?

 

Alors que le torchon brule entre l’actionnaire majoritaire, Margarita Louis-Dreyfus, et le président Vincent Labrune, le sort de Michel Gonzalez n’est toujours pas scellé. Si tout était entendu en vue d’un maintien de l’intéressé à son poste au soir de la débâcle au Vélodrome face au Stade Rennais, la trêve internationale aurait inversé la tendance.

La Provence affirme en effet ce lundi que Michel Gonzalez serait désormais menacé, ajoutant en ce sens que celui-ci n’est pas encore certain d’être sur le banc de touche olympien dimanche prochain. Bien que les résultats sportifs plaident légitimement en faveur d’un renvoi du coach, les résultats économiques laissent présager le contraire.

Avec un licenciement dés aujourd’hui, c’est en effet plus d’un million d’euros d’indemnités que l’OM devra verser à l’Espagnol. La frontière entre un remerciement imminent ou en fin de saison n’est cependant pas très large. En partant d’un postulat, selon lequel l’ex-coach d’Olympiakos Le Pirée sera dans le pire des cas évincé au mois de juin, l’actionnariat n’épargnera pas grand chose (financièrement) à attendre deux mois de plus ou à agir dés à présent.

Michel Gonzalez hors-jeu, mis à part le fait de savoir quand, la question est surtout de savoir qui viendra le remplacer. La Provence assure qu’en cas de licenciement immédiat, qui aura pour but de servir d’électrochoc sur cette fin d’exercice, un entraineur libre pourrait assurer l’intérim sur les deux derniers mois de compétition. Autrement dit, et n’en déplaise à Vincent Labrune, le profil ciblé à cet instant précis de la saison tournera inexorablement autour d’un entraineur hexagonal.

 

Une logique financière à prendre en compte

 

La piste Franck Passi étant exclue selon le quotidien, la seconde éventualité serait d’attendre le mois de juin pour remercier Michel Gonzalez. L’idée serait alors de le remplacer par un coach étranger à la philosophie résolument offensive. Outre la piste Jorge Sampaoli, le nom de Marcelo Gallardo revient avec insistance dans la presse sud-américaine. Aussi prestigieuses soit-elles, ces pistes ont un coût. Compte tenu leurs récentes réussites et la concurrence sur ces dossiers, il faudra mettre la main au portefeuille pour espérer débaucher un de ces deux coachs.

En cette période de restriction budgétaire à l’OM, la logique économique instaurée par Margarita Louis-Dreyfus ces derniers mois obligera cependant la direction à faire un choix. Soit Michel Gonzalez continue jusqu’en juin et sera (éventuellement) remplaçable par un nom ronflant. Soit il est remercié dés aujourd’hui et Vincent Labrune – contraint de choisir au pied levé un coach français pour finir au mieux cet exercice – peut s’asseoir sur cet énième coup de poker l’été prochain.

Dans tous les cas de figure, que cela ait lieu en mars ou en juin, l’Olympique de Marseille ne sera en mesure d’engager qu’un seul entraineur d’ici la saison prochaine.

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