Préparation : France – Ecosse, les enseignements

L’Equipe de France recevait l’Ecosse ce samedi soir, du côté du Stade Saint-Symphorien de Metz, dans le cadre du dernier match de préparation des Bleus avant le début de l’EURO 2016 vendredi prochain. Après une victoire poussive lundi dernier devant le Cameroun, l’objectif prioritaire était de retrouver des certitudes défensives.

 

 

Un premier acte maitrisé par la France

 

 

Il ne fallait certainement pas s’attendre à voir une équipe d’Ecosse transcendante sur la pelouse de Saint-Symphorien, mais de là à imaginer autant de passivité… il y avait tout de même de la marge. Cherchant à se rassurer défensivement, les Bleus ont la bonne idée de prendre le jeu à leur compte. Après tout, la meilleure défense c’est l’attaque parait-il…

Dés les premières minutes, le ton est donné. La France joue haut, très haut même, au point de retrancher les Ecossais dans leurs trente derniers mètres. Du jeu en première intention, des redoublements de passes, des renversements, des dédoublements dans les couloirs… la circulation de balle est fluide, voire quasiment parfaite. Le manque de liant entre les lignes, aperçu cinq jours auparavant, est totalement oublié. Il ne faut ainsi que huit petites minutes à Olivier Giroud pour trouver la faille d’une madjer à la suite d’un beau mouvement entre Kingsley Coman et Bacary Sagna côté droit, ponctué par un centre au ras du sol du latéral.

Dans la foulée, l’Equipe de France ne relâche pas la pression. Présents dans les duels, à la récupération sur les seconds ballons, les Français dominent totalement les vingt premières minutes de cette rencontre… avant de laisser venir leur adversaire durant les dix minutes suivantes, sans doute en raison d’un léger contrecoup physique. A la demi-heure de jeu, les hommes de Didier Deschamps se ruent de nouveau à l’attaque.

En l’espace de dix minutes, ils planteront deux buts supplémentaires. Le premier par l’intermédiaire d’Olivier Giroud (35e), sur un mauvais renvoi plein axe du portier écossais, suite à une frappe initiale de Dimitri Payet aux vingt-mètres au terme d’un slalom axial d’une quinzaine de mètres. Le deuxième par le biais d’une tête de Laurent Koscielny (40e) au second poteau, à la suite d’un corner de Dimitri Payet dévié au premier poteau par Patrice Evra.

3-0 à la pause, le score ne souffre d’aucune contestation. La souffrance, c’est également ce que se seront épargnés les défenseurs tricolores au cours de ce premier acte.

 

 

Une deuxième période sous contrôle

 

 

Comme lors du premier acte, l’Equipe de France poursuit la mainmise sur la rencontre au retour des vestiaires. Les entrées en jeu d’Antoine Griezmann (pour Dimitri Payet) et d’Anthony Martial (pour Kingsley Coman) ne changent pas la physionomie de la partie. L’Ecosse ne parvient pas à aligner trois passes de rang, tandis que les Bleus donnent l’impression de pouvoir marquer sur chacune de leurs (nombreuses) occasions.

Pour ce qui est des cas individuels, les carences défensives aperçues ces derniers mois ont parfaitement été contrôlées… en même temps, sans offensive de l’adversaire, difficile de les voir. Au milieu de terrain, Ngolo Kanté a parfaitement remplacé Lassana Diarra devant la défense. Jeu court, jeu long, conservation, percée, jeu en première intention vers l’avant ou les côtés… l’ex-Caennais a su dicter le rythme de la partie.

Souvent peu enclin à apporter un soutien offensif, les deux latéraux n’ont pas hésité à se projeter vers l’avant pour apporter des solutions, des décalages. De nombreuses offensives françaises sont d’ailleurs venues des côtés. Devant, les attaquants ne se sont pas contentés de rester dans leur registre.

Initialement conviés à jouer sur les flancs, Kingsley Coman et Anthony Martial ont su quitter leur zones de confort pour donner un coup de main dans l’axe du terrain. Dimitri Payet a, comme à son habitude, dicté le jeu au centre du jeu. Concernant Olivier Giroud et André-Pierre Gignac, ils ont fait ce qu’on attendait d’eux dans leur rôle d’attaquant axial… à savoir être présent dans la surface adverse et apporter un point d’appui en cas de décrochage.

3-0 score final, Didier Deschamps peut être satisfait de la prestation collective et individuelle de ses joueurs, notamment dans le secteur offensif et dans l’entre-jeu avec le positionnement de Ngolo Kanté. Il faut toutefois relativiser en se rappelant que ce n’était ‘que’ l’Ecosse en face ce samedi soir. L’impression d’ensemble pousse néanmoins à l’optimisme à six jours du début de l’EURO 2016 face à la Roumanie.

 

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