Pro D2 – Analyse : Pourquoi Bourgoin n’est pas encore condamné

Alors que le dernier bloc du CSBJ a été loin des espérances – avec cinq défaites consécutives – il s’est tout de même soldé par une meilleure prestation à Carcassonne avant la trêve, ne s’inclinant « que » 10-19. Bien qu’en position de lanterne rouge de ce championnat de Pro D2, Bourgoin n’a pas dit son dernier mot. Tribune Sports vous explique pourquoi…

 

Le changement, c’est maintenant !

Il faut donc remonter au 23 septembre dernier pour trouver la trace de la dernière victoire du CSBJ, face à Dax (35 à 13). Depuis, les Berjalliens ont enchaîné les déroutes, avec notamment celle à Montauban (7-51) – où un essai dans les dernières minutes de Nicky Price a sauvé l’équipe d’une « fanny »- mais aussi à Perpignan (13-45).

Mais le plus « dérangeant », ce sont bien évidemment ces deux défaites à domicile, face à Agen et face à Biarritz. C’est d’ailleurs cette dernière qui fut la goutte d’eau pour le président Pierre-André Hafner, qui confiait alors au Dauphiné Libéré : « Cette défaite est un mal pour un bien, il me confirme qu’il fallait donner un coup de pied dans la fourmilière et vite ».

Le duo Lairle-Ninard a été écarté et c’est Richard McClintock qui a été nommé directeur sportif avec, à ces côtés, Laurent Pakihivatau et Arnaud Vercruysse. Ces deux derniers n’ont encore pas fait leurs preuves, mais à noter qu’avec la seule présence de McClintock, le match à Carcassonne avant la trêve fut déjà différent des autres…

Un état d’esprit retrouvé

Ce match dans l’Aude, qui s’est soldé par une défaite sans point de bonus (10-19), a tout de même été une satisfaction pour le groupe. « On a retrouvé un autre visage, plus conquérant, plus simple, plus axé sur les bases du rugby. Ça redonne de l’espoir ! évoquait Bogdan Léonte dans le Dauphiné Libéré. On voit aussi des mecs s’engager à l’entrainement, avec le sourire. C’est important ! » Une sortie plus convenable que celles à Sapiac et Aimé Giral et qui démontre que les changements commencent déjà à porter leurs fruits. « On a fait preuve de solidarité. On a retrouvé un état d’esprit », confiait le troisième ligne Mickael Recordier, toujours au Dauphiné, à l’issue de la rencontre.

 

Un scénario (presque) semblable aux années précédentes

Souvenez-vous. Lors de la saison 2014/2015, les Berjalliens étaient sanctionnés de 10 points de retrait et étaient relégables à l’issue de la phase aller. Si la sanction était finalement réduite à 4 points, Bourgoin, qui n’a pas pour habitude de passer une saison tranquille, se séparait déjà à l’époque de l’un de ses entraineurs : Laurent Mignot, parti à Bourg-en-Bresse et voyait aussi son président, Martial Manier, démissionner. Cela n’empêchait pas le club d’accrocher son maintien, terminant à la 13place.

Sans oublier la saison dernière, où il fallait attendre la 6e journée pour voir la première victoire du CSBJ, sur le terrain de Tarbes (13-19). Au final, les ciel et grenat accrochaient une 9e place, un classement plutôt satisfaisant malgré le démarrage raté et une fin de saison « relâchée ». Alors, jamais deux, sans trois… Non ?

 

Un groupe soudé

La grande famille de la Berjallie. Le CSBJ – qui connaît toujours des rebondissements – arrive en effet toujours à conserver son état d’esprit. Malgré trois départs à l’intersaison qui ont fait mal (Bosviel, Lemalu et Garcia), le groupe est en effet resté majoritairement le même, avec quelques renforts. Même lors de « la saga de l’été » – avec la possible rétrogradation en Fédérale 1 – tous les joueurs ont su garder confiance en leur président pour sauver le club et le laisser en Pro D2, alors que certains avaient déjà connu la relégation en 2012. Théophile Cotte, polyvalent deuxième ou troisième ligne du club, nous confiait alors. « Les joueurs sont vraiment attachés à ce club. »

C’est donc un nouveau départ que tentera de prendre cette équipe ce vendredi contre les Oyomen de Johann Authier, pour un derby très attendu dans leur antre de Pierre Rajon. Ce sera également l’heure des retrouvailles avec un ancien de la maison, qui a aussi porté haut les couleurs ciel et grenat, Stéphane Glas…

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *