Pro D2 – Colomiers : Maxime Lafage, le début d’une belle histoire

Ils sont l’avenir du rugby français et alimentent tous les week-ends les équipes de ProD2. Car il n’y a pas qu’en Top 14 que l’on trouve des jeunes joueurs bourrés de talent. C’est pourquoi Tribune Sports vous propose régulièrement le portrait d’un futur grand. Pour ce second numéro, c’est le demi d’ouverture de Colomiers Rugby Maxime Lafage qui est à l’honneur. 

 

Révélé cette année au sein de l’équipe professionnelle, le jeune demi d’ouverture Maxime Lafage a réussi à se faire une place dans le groupe columérin. Titularisé à 7 reprises cette saison à l’heure de ces lignes, le joueur de 21 ans vient de signer son tout premier contrat professionnel (qui prendra effet pour 2017/2018). Une récompense de toutes ces années passées au sein du club dans les catégories de jeunes.

Petit, c’est d’abord le football américain qui plaisait à Maxime. C’est la raison pour laquelle son père a décidé de l’amener voir ce qui se rapprochait le plus de cette discipline : le rugby. Et c’est à partir de là que tout a commencé. Maxime a d’abord débuté le rugby à Blagnac à l’âge de 6 ans, pour s’installer à Colomiers Rugby depuis la catégorie cadets, après un passage mitigé à Toulouse. « Signer à Colomiers, cela m’a permis de rebondir et de retrouver goût au rugby », nous confie-t-il.

Maxime passera donc par toutes les catégories de jeunes à l’USC, avant de finalement signer au centre de formation et d’arriver à son but : intégrer l’équipe professionnelle. « Un rêve de gosse », de ses propres termes. L’occasion pour lui de rendre hommage à un de ses éducateurs. « Serge Carrere m’a appris toutes les bases de ce sport. Je l’ai eu à Blagnac puis au Stade toulousain. C’est un peu lui qui m’a tout appris. Je ne le remercierai jamais assez. »

Une ascension fulgurante

Avec les pépins physiques de David Skrela cette saison, Maxime a eu l’opportunité d’intégrer très vite le groupe et a su répondre présent quand Bernard Goutta et Philippe Filiatre ont fait appel à lui. Dans un premier temps remplaçant de Christopher Hilsenbeck, c’est à Dax en janvier dernier qu’il débute pour la première fois. « Je suis arrivé sur la pointe des pieds, je me suis bien intégré et j’ai saisi ma chance. J’avais aussi petit à petit la confiance des coachs. » Pour sa première titularisation, Colomiers s’impose 29 à 6 à Dax, avec 14 joueurs sur les 23 présents sur la feuille de match issus du centre de formation de la Colombe ce jour-là. « Ce match est une référence pour moi et pour le groupe. D’être titulaire, c’était une pression supplémentaire mais tous ont su me rassurer et me donner confiance. » Maxime avait même été élu homme du match lors de cette rencontre. Une belle distinction pour ses débuts.

Sa seconde titularisation, face à l’Usap à Michel Bendichou, sera du même acabit – avec un une belle victoire et, en prime, le bonus offensif devant sa famille et ses proches. « Ensuite, j’ai été titularisé à Bayonne. C’est un rêve de gosse de jouer à Jean Dauger, notamment pour entendre la Pena Baiona. »

Un avenir tracé et bien entouré

 Maxime vient tout juste de signer son premier contrat professionnel d’une durée de deux ans. Un peu en avance, puisque celui-ci prendra effet pour la saison 2017/2018, à l’issue de son passage au centre de formation.

La saison prochaine, il se partagera le poste d’ouvreur avec Christopher Hilsenbeck, de deux ans son aîné, puisque David Skrela prendra sa retraite à l’issue de la saison. L’ancien ouvreur du XV de France apporte d’ailleurs beaucoup à Maxime au quotidien. « David est pour moi un modèle, je discute beaucoup avec lui vis-à-vis des situations, savoir comment lui les analyse… Je le regarde beaucoup à l’entraînement, ses moindres faits et gestes. C’est un honneur de progresser et d’apprendre à ses côtés. »

Mais avant de penser à l’année prochaine, Maxime et Colomiers ont d’abord une fin de saison palpitante à négocier, avec trois matchs qui pourraient les amener en demi-finales de ce championnat de Pro D2… « On est très excité de finir cette saison pour voir où elle va nous mener. »

 

Dan Carter en modèle 

Dan Carter. Voilà le modèle de Maxime. « Il est parfait ! Il a tout et il sait tout faire. » Et alors que son coach Bernard Goutta dit de lui qu’il le considère comme un « mini Carter », Maxime préfère rester humble. « C’est très flatteur, même si j’en suis encore loin. Mais ça me motive ! »

Le jeune ouvreur a su se démarquer grâce à sa technique, sa gestuelle et sa rapidité de prise de décision. De quoi remplir parfaitement ce rôle de numéro dix, même s’il souhaite encore progresser, notamment sur le physique, pour s’imposer davantage comme le « patron » des lignes arrières.
Pour cela, il pourra toujours compter sur ses coéquipiers, mais aussi et surtout sur l’ensemble du club de Colomiers, qui n’a jamais hésité à faire confiance à ses jeunes talents. Pour suivre les traces d’un certain David Skrela ? C’est en tout cas ce qu’on lui souhaite.
Fanny Haas, avec Nicolas Breton

 

Crédit photo : Colomiers Rugby – Gilles Cadario

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