PSG : Aurier, Blanc désavoué par son vestiaire et sa direction ?

Comme souvent, lorsque l’éthique veut se mêler au football, il n’aura fallu que quelques jours pour que Serge Aurier passe du statut de coupable à celui de victime. Dans un premier temps soutenu, Laurent Blanc pourrait finalement être contraint de ravaler sa fierté à la demande de ses dirigeants… et sous la pression de son vestiaire.

 

Cavani, unique cobaye du traitement Blanc

Edinson Cavani a de quoi se sentir bête. Après les autorisations réclamées (et obtenues) par Zlatan Ibrahimovic pour ses différentes sorties la saison passée, la pression mise par Thiago Motta pour prolonger son contrat l’été dernier, les caprices à répétition d’Adrien Rabiot lors de chaque mercato et maintenant l’affaire Serge Aurier, l’international uruguayen aura finalement été le seul à goûter au joug de Laurent Blanc.

C’est en effet par sa mise à l’écart, au retour de ses vacances hivernales, que l’entraineur parisien était censé avoir repris la main sur son vestiaire en janvier 2015. Rebelote le mois dernier : Cavani est sanctionné par son coach, sous la pression de ses coéquipiers, pour être parti en congés plus tôt que le reste du groupe… alors qu’il avait préalablement reçu l’accord de ses dirigeants.

A travers ces deux sanctions, le mot d’ordre était clair : le coach ne voulait plus d’écart de conduite. Il y a quelques semaines, l’intéressé voyait d’ailleurs sa tant attendue prolongation de contrat actée en ce sens. Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, mettait alors en avant trois raisons afin de justifier cette décision : les résultats, le style de jeu et le management.

 

Et si Aurier avait raison…

Si les deux premiers arguments sont incontestables ces derniers mois, le troisième reste quant à lui plus discutable. Preuve en est avec l’affaire Aurier. Dans un premier temps soutenu par sa direction, Laurent Blanc faisait ainsi part de son dégoût quant aux propos de l’international ivoirien à son égard. Sous la pression d’une partie du vestiaire, dont la volonté a été publiquement dévoilée par Blaise Matuidi à l’issue de la victoire sur le Stade de Reims samedi, les dirigeants songeraient finalement à la clémence envers l’ex-Toulousain.

Conscient de ce retournement de situation, Blanc change lui aussi de ton le weekend passé, assurant que le temps avait fait son effet sur ce dossier… en seulement cinq jours. Bien que ses qualités de management étaient récemment soulignées, le coach parisien deviendrait à nouveau une bonne poire si la réintégration de Serge Aurier venait à être actée.

N’en déplaise à la direction du Paris Saint-Germain, et à l’image du club, cette situation concorderait alors avec les propos du latéral droit ivoirien au sujet de son coach : « Laurent Blanc, c’est une fiotte ». Et dans ce cas précis, cela aurait presque valeur de compliment puisque Blanc se maintiendrait assurément à la tête de l’équipe en faisant le dos rond, au lieu d’aller au bout de ses propres convictions en demandant à sa direction de trancher entre un joueur fautif et un entraineur à l’état d’esprit irréprochable.

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