International : En Irlande, le sélectionneur Joe Schmidt peut décider du transfert d’un joueur !

L’Irlande vainqueur du dernier Tournoi des 6 Nations, le Leinster champion d’Europe en titre… C’est peu dire que le rugby irlandais se porte bien ! Et si le système français tend à donner de plus en plus de prérogatives au sélectionneur national, Jacques Brunel est encore loin de posséder les « pouvoirs » de Joe Schmidt.

L’influence du sélectionneur

Car comme le révèle L’Equipe dans ses colonnes ce samedi, le sélectionneur irlandais dispose d’un important droit de regard, si ce n’est plus. Il a carrément oeuvré pour le transfert d’un joueur d’une province à une autre, alors que celui-ci était encore sous contrat. Il s’agit en l’occurrence de l’ouvreur Joey Carbery, barré par l’inévitable Johnny Sexton au Leinster. « En mai, Schmidt provoque une réunion avec Leo Cullen, coach du Leinster, et, aujourd’hui, l’élégant Carbery est installé comme numéro 1 au Munster », rapporte le quotidien… Il sera d’ailleurs remplaçant ce samedi soir à l’occasion du test opposant les Irlandais aux All Blacks.

Le principe est quasiment le même lorsqu’il s’agit de faire revenir des expatriés qui intéressent la sélection sur le territoire. Exemple avec Chris Farrell, ancien du FCG. « Quand Joe a décidé que Farrell devait revenir, il a organisé quatre entretiens entre le joueur et chaque province », détaille Bernard Jackman, entraîneur de l’époque en Isère. 

« Impossible en France »

Vous l’imaginez bien, il serait impensable de voir ça en France, où l’organisation n’est pas du tout la même et où les clubs doivent parfois faire monter les enchères pour faire signer tel ou tel joueur.

« Quand un joueur passe d’une province à l’autre, ça ne peut pas être une question d’argent. Ils n’ont pas le droit de le payer plus que ce qu’il touchait avant, explique Mike Prendergast, entraîneur adjoint au Stade Français. L’objectif, c’est de faire progresser le joueur, la province qui avait un manque à un poste et l’équipe nationale. (…) C’est plus facile de manager ainsi quand vous avez quatre équipes. En France, avec quatorze, c’est impossible. Mais le fait que Brunel puisse intervenir auprès des staffs, c’est un premier pas. »

 

Crédit photo : Icon Sport

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