Top 14 : Didier Mené reconnaît que l’arbitrage vidéo est « le maillon faible » du système

Alors que le 72e Congrès national des arbitres se déroule actuellement à Agen (du 6 au 10 juillet), le patron des arbitres français Didier Mené a (enfin) reconnu que l’arbitrage vidéo – qui a tant fait débat ces dernières semaines suite à la demi-finale entre le Racing 92 et Clermont notamment – pouvait encore être largement amélioré. « Nous sommes tributaires des évolutions des règles et des protocoles figés par World Rugby, précise-t-il tout d’abord lors d’une interview accordée à La Dépêche du Midi. C‘est le cas de l’arbitrage vidéo qui finalement est devenu le maillon faible dans le système. Le protocole vidéo mis en place par l’international Board est tellement étendu qu’on peut demander tout à n’importe quel endroit sur le terrain ou presque. On attend d’un arbitre vidéo qu’il soit aussi compétent qu’un arbitre central même si celui-ci a toujours le dernier mot. Il n’empêche que la fonction d’arbitre vidéo est très complexe. On risque donc d’utiliser les arbitres centraux pour faire les arbitres vidéo. Par exemple, sur une journée du Top 14 où vous avez 7 matchs vous pourrez très bien avoir 4 matchs où les arbitres vidéo sont des arbitres qui font partie du panel des arbitres vidéo et les trois autres seraient des arbitres Top 14 qui ce jour-là ne seraient pas désignés au centre. Le but est de fiabiliser encore plus l’arbitrage vidéo. » Mieux vaut tard que jamais…

 

Les propos de Mené rejoignent d’ailleurs ceux tenus par Paul Goze, président de la LNR, il y a quelques semaines en arrière. « Parfois, ça peut être pénible, affirmait ce dernier à Ouest France. Le problème, c’est qu’à partir du moment où les arbitres disposent de ce moyen technologique, ils cherchent à se protéger d’une mauvaise décision. D’autant que les images sont visibles sur les écrans géants. Ce qu’il faut, c’est revenir aux consignes initiales : la vidéo pour la zone des 5 mètres et celle d’en-but. »

 

 

Crédit photo : Icon Sport

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