Top 14 – Toulouse : Que retenir de la première saison d’Ugo Mola ?

Pour sa première saison en tant qu’entraîneur en chef du Stade toulousain, Ugo Mola n’a pas réussi à amener ses hommes en demi-finales. Pour autant, malgré l’élimination samedi soir sur la pelouse de Colombes face au Racing 92 dès le stade des barrages, tout n’est pas à jeter et les motifs de satisfaction sont là… Bilan.

 

Une première partie de saison presque parfaite

Trois victoires consécutives pour commencer le championnat (face à Brive, Agen et Castres), cinq victoires lors des sept premières journées… C’est peu dire que les Toulousains se sont montrés pour le moins séduisants durant la première partie de championnat, en parvenant notamment à décrocher une victoire sur la pelouse de l’Altrad Stadium, avant que le MHR et sa colonie sud-africaine ne monte en régime et ne devienne ce qu’il est aujourd’hui néanmoins. De plus, durant la période de la Coupe du Monde, le staff stadiste a su se reposer sur ses jeunes éléments pour décrocher de bons résultats, notamment le polyvalent Edwin Maka (deuxième ou troisième ligne) et Arthur Bonneval (utilisé à l’aile).

Plus globalement, et au-delà du simple aspect comptable, les joueurs d’Ugo Mola ont semblé retrouver en début de saison le jeu de mouvement qu’ils avaient légèrement perdu durant les derniers temps de l’ère Novès, avec à la clé quelques gros cartons offensifs : 37 points infligés à Castres, 52 à Grenoble et 31 à Toulon.  À l’issue de la 11e journée – disputée en toute fin d’année 2015 – et du succès face au RCT, les Toulousains étaient les solides leaders du Top 14 (37 points). De quoi faciliter la succession de Guy Novès.

 

Toulouse a pris froid

La suite fut en revanche plus délicate pour les rouge et noir. Comme n’ont cessé de l’expliquer Ugo Mola et le président René Bouscatel notamment, les doublons liés au Tournoi des 6 nations ont coûté cher au Stade toulousain, qui n’a fait que reculer au classement au fil des semaines. Mais s’il est bien évidemment difficile de rivaliser quand on est privé de ses meilleurs éléments, les Stadistes ne peuvent pas uniquement s’abriter derrière cette fameuse période internationale.

Car les coéquipiers du capitaine Thierry Dusautoir – qui pourrait perdre ce statut la saison prochaine – ont surtout manqué cruellement de réalisme durant une certaine période. Ce fut le cas par exemple contre Montpellier (où Doussain rata la pénalité de l’égalisation à la dernière seconde) mais aussi à Brive (où Bézy se fit contrer alors qu’il avait la transformation de la gagne au bout du pied, en face des poteaux). Des points perdus qui font également pencher la balance… Ainsi, Toulouse a connu une série « noire » de 5 matchs consécutifs sans la moindre victoire à cheval sur les mois de février-mars (3 défaites, 2 matchs nuls).

Mais, comme le dit le dicton, après la pluie vient le beau temps… Pour finir cette saison régulière du Top 14, les Toulousains ont donc enchaîné six succès d’affilée. Insuffisant, malheureusement pour eux, pour recevoir le barrage. La suite, vous la connaissez, avec cette élimination en terre francilienne.

 

La confiance aux jeunes

Avec 79 points, les hommes d’Ugo Mola ont fini avec neuf points de plus au compteur que l’année dernière. Forcément significatif. D’ailleurs, avec ce total de points, ils auraient été directement qualifiés pour les demi-finales la saison passée. Malheureusement pour eux, le Top 14 est de plus en plus concurrentiel.

De plus, et comme savait si bien le faire Guy Novès, Ugo Mola a su faire confiance à de jeunes éléments, poursuivant ainsi le travail effectué par son prédécesseur. Le troisième ligne François Cros a notamment pris part à huit rencontres de championnat, alors que les piliers Cyril Baille et Dorian Aldegheri ont eux continuer de s’affirmer (18 matchs pour le premier, 25 pour le second).

 

Saison réussie ?

Vous l’aurez compris, malgré une nouvelle saison sans titre, les motifs de « satisfaction » sont là… « Entre la Coupe du monde et les nombreux absents en début de saison, notre politique basée sur la promotion des joueurs français avec une moyenne de 17 JIFF (joueurs issus des filières de formation) par feuille de match et un nouveau staff, ça donne une saison de transition réussie », a d’ailleurs précisé ce lundi Bouscatel.

L’année prochaine, l’ensemble du staff rouge et noir va néanmoins avoir de nouveaux défis à relever. Car avec les nombreux départs de joueurs ayant fait par le passé le bonheur et la réussite du club, c’est une page qui va se tourner à Toulouse. À Ugo Mola d’en écrire une nouvelle, en espérant pour les Stadistes qu’elle soit la plus belle possible.

 

 

Crédit photo : Icon Sport

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