Top 14 – RCT : Ses joueurs qui s’échappent, le public parisien particulier, le rugby actuel en danger… Mourad Boudjellal distribue les tacles !

Logiquement mécontent de la défaite du RCT – la troisième en quatre rencontres de Top 14 – sur la pelouse de Paris ce dimanche (10-37), Mourad Boudjellal, fidèle à son habitude, n’a pas épargné grand monde. « Je trouve qu’une partie des joueurs s’est un peu échappée. Et quand on s’échappe face à une équipe comme le Stade Français et qu’on fait des cadeaux, l’addition est lourde, a-t-il regretté, des propos rapportés par Le Parisien. Ce n’est pas une surprise, je savais qu’on aurait un début de saison difficile. Patrice (Collazo) m’a demandé de faire confiance à ce groupe. Si, demain, les joueurs continuent à s’échapper, on en fera venir d’autres. »

« Les Toulonnais, eux, ils ne sont pas à moins 8 millions d’euros »

Le président toulonnais a également répliqué aux chambrages des supporters parisiens. « Ils ont un public particulier. Il y avait un peu de monde, c’est bien (…) J’ai adoré aussi les : Et ils sont où les Toulonnais ? C’est d’une stupidité absolue. Surtout quand on est en reconstruction et surtout quand on est sauvé par un milliardaire allemand parce qu’on perd 8 millions d’euros par an. On évite de dire : Et ils sont où ? Parce que les Toulonnais, eux, ils ne sont pas à moins 8 millions d’euros… »

Et alors que son équipe ne pointe qu’à la douzième place du classement, juste devant Grenoble et Perpignan par exemple, Boudjellal considère que le rugby est en danger. Et déplore que « tous les clubs qui avaient un véritable engouement sont en train de souffrir ». « Aujourd’hui, c’est compliqué de lutter pour les clubs qui ont une économie réelle. Ce qui me déplaît, c’est ce rugby qui se met en place. C’est le rugby des stades vides. Aujourd’hui, il faut un milliardaire à la tête de son club. Bon, c’est ce que veut la Ligue… Mais, demain, ce sera triste le rugby parce que ce sera le rugby des audiences en baisse, des stades vides, un truc sans engouement, sans âme (…) Je suis assez d’accord avec Augustin Pichot (NDLR : le vice-président de la Fédération internationale) quand il dit que le rugby est en danger. C’est clair que le rugby est en danger. » Évidemment, libre à chacun de se faire son propre avis, et d’être d’accord – ou pas – avec le boss varois !

 

 

Crédit photo : Icon Sport

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