Top 14 : Style de jeu, vision globale… Comment le Stade toulousain a réformé sa formation !

Si le Stade toulousain a retrouvé le haut du tableau du Top 14, et semble en bonne position pour renouer avec les quarts de finale de Champions Cup, il le doit en partie à ses jeunes joueurs formés au club, dont certains ont même été appelés par Jacques Brunel pour préparer le début du prochain Tournoi des 6 Nations (Thomas Ramos, Romain Ntamack, Julien Marchand notamment).

Symbole d’une formation qui a su « se réformer », comme l’explique Emile Ntamack, ancien glorieux trois-quart rouge et noir, dans les colonnes de L’Equipe. « Le terme de renouveau est un peu fort. Disons plutôt qu’une réforme a été entreprise. Qu’on a désormais une vision plus approfondie, plus globale, de la façon de développer et d’accompagner nos jeunes, des premières catégories jusqu’aux dernières, précise celui qui est le manager de la formation du club haut-garonnais. Ça passe par un gros travail sur les cadres, les éducateurs, parce que ce sont eux qui leur portent la bonne parole. »

Le Stade toulousain et le « souci du détail »

Une bonne parole qui doit être la même quelle que soit la catégorie, afin « que chaque éducateur s’inscrive dans une politique générale de suivi et de développement ». « On a défini un style de jeu basé sur la vitesse, le souci du détail et une façon de se comporter, aussi, parce qu’on attache autant d’importance à la valeur sportive de nos gamins qu’à leur éducation, poursuit Ntamack. Une fois ces codes définis, on demande à tous nos cadres de s’y référer (…) On leur demande d’être patients, d’être plus sur le développement que dans la recherche de la performance immédiate. »

Avec comme credo l’envie de faire vivre le ballon, encore et toujours. « Nos jeunes ont d’abord besoin de toucher le ballon, de jouer des duels. Nous, on veut des joueurs audacieux, vivants, raconte Ntamack. Nos exercices doivent donc d’abord leur permettre d’avoir des situations de jeu où ils pourront exprimer leur insouciance, leur envie de créer (…) On ne demande plus à chaque éducateur d’être le propre maître de son équipe, parce que ça entraînerait un recrutement à tout-va qui n’aurait aucune cohérence. On a une vision beaucoup plus large. » 

 

 

Crédit photo : Icon Sport

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