Top 14 – Toulouse : Ugo Mola croit en ses hommes, « On a un p… de talent dans cette équipe »

Une certaine forme de renaissance… Après un exercice dramatique l’année dernière – conclu à la 12e place – le Stade toulousain a retrouvé un peu de sa superbe cette saison. Troisièmes du classement, les rouge et noir vont donc retrouver l’odeur si particulière des phases finales à l’occasion de la réception ce samedi du Castres Olympique. De quoi (déjà) considérer la saison comme réussie ? Dans une passionnante interview accordée à Midi Olympique lundi, Ugo Mola a ainsi livré son ressenti.

« Il y a eu un tel tapage autour de la saison de non-qualification qu’on peut se dire : objectif atteint, il arrivera ce qu’il arrivera. De l’autre, l’appétit venant en mangeant, pourquoi pas nous ? Je préfère la seconde solution, explique-t-il. Ce serait dommage de s’être battu pour avoir l’organisation qui est la nôtre, le recrutement, pour que le fonctionnement du staff soit basé sur la loyauté et la compétence, et pour qu’à la sortie on s’arrête là, dès les barrages. Pour moi, ce groupe n’a pas donné sa pleine mesure. »

Mola : « Une réelle performance »

Conscient des qualités de son (jeune) groupe, l’entraîneur en chef toulousain se prend à rêver d’un destin à la Stade français 2015, passé par les barrages avant de décrocher le Brennus en faisant tomber Toulon puis Clermont, excusez du peu. Surtout, Mola veut que ses joueurs comprennent le talent qui est le leur, et ce malgré le départs de nombreux hommes clés ces dernières années.

« Cette équipe, avec un peu de réussite, n’a pas à rougir de la comparaison avec un Stade français en 2015 qui a pris conscience de son potentiel, compare-t-il. Finir troisième de la saison régulière, à côté des effectifs démesurés de Toulon, du Racing ou de Montpellier est une réelle performance (…) L’histoire peut s’arrêter samedi mais l’état d’esprit, la volonté d’aller de l’avant et de tenter sont une constante depuis 26 journées. Est-ce qu’on les aura le jour où ça compte ? Ça dépend des croyances profondes. Ces garçons ont l’impression que c’est de l’ordre de l’exploit car nous avons un des effectifs du Stade toulousain qui comporte le moins de champions. Si je les harcèle, c’est pour qu’ils aillent plus loin. On oublie qu’aux postes clés de talonneur, numéro huit ou arrière, ils ont entre 20 et 24 ans. Il leur manque la saison que nous vivons. C’est présomptueux mais on a un p… de talent dans cette équipe. La clé restera la fraîcheur mentale et physique. »

 

 

 

Crédit photo : Icon Sport

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *